samedi 19 juillet 2014


Une vieille affaire est en ligne, sur une page particulière car il s'agit d'une histoire au long cours, ce qui représente pour moi un exercice inhabituel... Le texte répond aux contraintes du concours de nouvelles organisé cette année par Le Chien Jaune...

mardi 1 juillet 2014


N'hésitez pas à faire escale cet été sur la nouvelle mognoterie ! Composez sur le thème 34, au long cours puisque lancé pour juillet et août, mais vous pouvez parfaitement choisir
parmi les thèmes précédents un mot à mognoter et une contrainte qui vous conviendraient mieux...

Sinon visitez simplement l'atelier et dans ce cas, bonnes lectures ! En trois années, sont parus près de 200 textes envoyés par des auteurs aux sensibilités diverses... Que de petits plaisirs à découvrir et à partager !

lundi 30 juin 2014


Ceci n'est pas un mur peint...


Qui aime chats peut retrouver celui-ci parmi d'autres dans mon album ou lire le p'tit mot ailurophile...

mardi 17 juin 2014


Lettre à Helmut paraît aujourd'hui sur la nouvelle mognoterie. Il s'agit de ma participation aux thèmes 30, 31, 32 et 33, autour des mots manche, arête, limite et jardin !

mercredi 28 mai 2014

brume

Tôt le matin, ça arrive souvent au printemps, un voile de brume se promène au-dessus des fleuves et caresse la ville, de quoi perdre le nord...


Merci Sylvie d'avoir évoqué, en voyant cette photo, "Myrelingues la brumeuse"...

lundi 19 mai 2014


A lire, à offrir, c'est court et ça se dévore... La femme au carnet rouge, de Antoine Laurain, éditions Flammarion... Un homme, curieux, trouve le sac d'une femme, inconnue et... n'essayez pas pour l'instant d'en savoir plus, il faut préserver les surprises ! J'aime ici l'écriture du quotidien avec cette attention portée aux objets familiers, j'aime la vision optimiste du hasard et des rencontres...

Du même auteur, en poche : Le chapeau de Mitterrand

vendredi 16 mai 2014


Suite à l'impossibilité de renouveler le nom de domaine pour la grande mognoterie, celle-ci est devenue la nouvelle mognoterie

Les liens avec l'ancien nom de domaine seul ne fonctionnent plus mais les adresses contenant la mention blogspot, par exemple : 
ou
vous redirigeront automatiquement vers les pages souhaitées.

Toutes mes excuses pour ces changements et merci pour votre patience car je vais peut-être avoir besoin de quelques jours avant que tout soit vraiment en ordre...

dimanche 27 avril 2014

rose

Matin d'avril
Pensée chagrine
Larme de rose


vendredi 4 avril 2014

obsession


Voici un texte sur le thème du concours de nouvelles organisé à l'occasion des Quais du Polar 2014 (la 10ème édition de ce festival se déroule en ce moment à Lyon, du 4 au 6 avril). En résumé, les contraintes étaient de ne pas dépasser 6000 signes et d'insérer les 10 mots suivants : "avril", "morts", "traces", "love", "zulu", "Anaisthêsia", "saturne", "mur", "dernier" et "quais".

***

Obsession

Le 1er avril 1956, ma mère fut prise de contractions si violentes et douloureuses qu'elle appela en fin de matinée la sage-femme du bourg en la suppliant de venir au plus vite.

La brave dame en question se mit en route après s'être habillée chaudement. Le printemps avait fait une seule et timide apparition au cours de la dernière quinzaine. Plus toute jeune, l'accoucheuse préférait faire attention car il lui faudrait traverser tout le village jusqu'au port et donc emprunter de nombreuses ruelles étroites fort généreuses en courants d'air. Elle ferma le portail de son jardinet et décida de passer par la grand place. Son pas était alerte mais elle ne put s'empêcher de ralentir en longeant le monument aux morts... Toutes les souffrances qui avaient résulté de la dernière guerre n'étaient pas encore oubliées. Partout on trouvait les traces des disparus, dans chaque famille on éprouvait encore des manques et on en supportait les douleurs. Anaïs soupira, pensa à ce qu'elle devait accomplir et poursuivit sa route. Elle se serait bien arrêtée pour détailler l'affiche accrochée à l'entrée du cinéma car c'était son loisir préféré de se fondre dans la salle obscure pour oublier sa solitude et sa fréquente tristesse. Pour samedi ce serait un film américain dont le titre contenait le mot "love", le seul terme qu'elle comprenne, les autres la laissant perplexe...

Devant le Balto, quelques pêcheurs regardaient le ciel, échangeaient leurs sentiments météorologiques et faisaient leurs pronostics pour les sorties en mer du lendemain. Anaïs reconnut ce drôle de type embauché récemment sur les docks et que les autres appelaient Zulu parce qu'il n'arrêtait pas de leur vanter l'Afrique, ses paysages et ses femmes...

– Salut l'Anaïs, lui dit un des marins en rabattant vers l'arrière la capuche de son ciré... Y'aurait-y pas un marmot en route ?

Anaïs lui répondit d'un signe de tête. Anaïs ne parlait pas, pas souvent, c'était une taiseuse comme on dit. Elle exprimait rarement ses opinions, ses sentiments, ses sensations. Son mari qui avait fait des études au chef-lieu, étudié le latin et le grec, lui susurrait parfois dans l'intimité un petit nom qui lui semblait doux et délicat et qu'elle aimait se rappeler : Anaisthêsia...

Presque arrivée à destination, elle croisa encore cette vieille sorcière comme il y en avait alors dans toutes les bourgades de nos régions. Les enfants la surnommaient Dame Saturne car en lieu et place de baguette magique elle brandissait une sorte d'anneau de ferraille qu'elle se plaçait au-dessus de la tête pour communiquer avec l'au-delà...

Mon père guettait l'arrivée d'Anaïs et, dès qu'il l'aperçut, descendit l'accueillir au pied des marches du perron. Il la conduisit dans la chambre où ma mère se confondait en plaintes et longs gémissements. De temps en temps son regard se reposait sur les photos de famille exposées sur le mur en face d'elle et elle s'imaginait que tous ces regards l'encourageaient dans sa tâche.

Anaïs mit tout le monde dehors, mon père et mes six frères. Le travail fut vite fait et je me précipitai bientôt au monde en transitant par les bras accueillants d'Anaïs. Moi le petit dernier de la lignée des Floch locaux me mit à hurler à pleins poumons et tous les gens qui avaient à faire sur les quais à cette heure furent avertis de ma naissance.

***

N'hésitez pas, chers lecteurs, à vous procurer la suite de cet excellent ouvrage qui reçut, le 1er avril 2013, au "festival du polar-réalité", le prix de la meilleure autobiographie de serial killer. Dans son ouvrage "Tueur de dames", Benjamin Floch explique l'obsession qui l'a conduit à des actes qu'il ne regrette d'ailleurs pas tant que cela : il s'agissait pour lui de retrouver dans les femmes de sa vie les deux créatures qui le mirent au monde, sa mère et Anaïs. Aucune ne put les égaler, toutes lui furent si insupportables qu'il haït chacune jusqu'au crime. Un récit haletant, une écriture assassine. Sans blague, vous ne vous en remettrez pas !

jeudi 27 mars 2014

Zentangle

Je me suis offert il y a quelques semaines un album de crayonnage contenant des modèles qui semblaient correspondre parfaitement à mes goûts : des lignes, des motifs dans un ensemble, noir sur blanc.

Gribouiller, c'est méditer !
est un cahier d'exercices qui initie en fait au Zentangle, une technique facile de dessin qui favorise la concentration, mène à la création de belles images et génère élégamment des pensées positives : un bon moyen de rester zen... Je me régale et remplis petit à petit les pages d'entraînement, dans le silence ou en écoutant un livre.

Voilà donc, par exemple, ce que l'on peut réaliser dès les premières « leçons »...