N'hésitez pas à faire un détour par la grande mognoterie...
Il s'agit d'une nouvelle invitation à mognoter, ouverte à tous,
un atelier d'écriture en ligne où je propose de publier VOS textes.

Lisez quelques histoires... Consultez le thème 6, en cours, autour du mot appareil ! Et si ça vous tente :
à vos claviers, ou à vos plumes !

La grande mognoterie a désormais sa page sur facebook, à partager !

mercredi 25 janvier 2012

prédictions


La rumeur bouillonne,
les théories fusent...
Bientôt la fin ?


Explosion de Terre,
Renouvellement d'ère,
ou fin d'artifice ?

lundi 16 janvier 2012

explication

Une explication qui me botte... fantaisie buissonnière à l'attention de mes compagnes et compagnons du fil de l'écriture !

***

« Mon brusque départ a dû vous surprendre. Je m’en excuse et ne le regrette pas. »

Je vous dois quelques explications, j'en conviens, votre indignation est légitime. Quand on s'engage dans un travail d'équipe, il convient de remplir sa part du contrat. En l'occurrence j'espère que vous me comprendrez.

Nous avions choisi ensemble cette date, c'est vrai, le jeudi 12 janvier, pour une nouvelle rencontre... J'aurais dû prévoir ! J'aurais dû imaginer que la veille serait forcément une journée compliquée, harassante, chargée en investigations plus ou moins définies, et que j'éprouverais l'irrépressible envie, le besoin vital, de poursuivre celles-ci au cours du lendemain. Effectivement, à l'aube du mercredi 11, j'entamai une quête qui n'aboutit pas ; l'ambiance est toujours fiévreuse un jour pareil, on gaspille souvent beaucoup d'énergie pour rien. Bien que fourbue, je ne dormis pas la nuit suivante, préoccupée par mon échec. Le jeudi matin je me levai d'humeur exécrable, en proie à un cruel dilemme. Repartir en balade et farfouiller, ici et là, pour dégoter la perle rare, m'obligerait à inventer un prétexte sérieux justifiant mon absence à la réunion du fil. Par ailleurs, me rendre rue du Plat, où elle avait lieu, signifiait abandonner tout espoir de trouver chaussure à mon pied...

Au désespoir, je téléphonai à une amie de bon conseil qui me proposa la solution suivante : je lui expliquerais et décrirais exactement ce que je souhaitais, elle prospecterait pour moi dans les endroits que je lui indiquerais et me préviendrait dès lors qu'elle aurait mis la main sur l'exact objet de ma convoitise. Affaire conclue !

J'étais à l'heure pour notre atelier, comme vous avez pu le constater, cela au moins vous ne pouvez me le reprocher. Ayant posé mon portable, réglé sur vibreur, près de mon bloc de feuilles, à portée de main, d'œil et d'oreille, je ne pouvais cependant pas me concentrer sur la contrainte du jour ni me montrer attentive. Quand le texto libérateur s'est annoncé puis affiché, j'avoue n'avoir pas même réfléchi au fait que vous puissiez vous étonner, vous inquiéter, vous vexer. J'étais toute entière dans mon impatience, dans une urgence très ciblée et très personnelle. Je vous ai faussé compagnie, j'ai mis les bouts, pris le large, je m'suis tirée des flûtes en quatrième vitesse, débinée, enfuie. Circulez y'a rien à voir !

De cela donc je m'excuse ! Et voyez-vous, je ne le regrette vraiment pas ! Car me rendant chez André, rue de la Ré, adresse enregistrée grâce au message reçu, en ce lendemain du premier jour des soldes d'hiver, j'y retrouvai ma complice de shopping en train de monter la garde auprès de LA paire de cuissardes essentielles, unique pointure 37 restante, super élégante et sexy, en nubuck doublé de fourrure, que j'avais repérée en début de saison sous une autre enseigne et dont le modèle depuis m'obsédait : - 50% ça valait le coup non ?

Franchement, à cette période-là, on ne devrait rien programmer qui risque de vous faire rater les bonnes affaires.

***

(incipit issu de "Climats", d'André Maurois)

mercredi 11 janvier 2012

s'égailler

S'égailler, s'égayer, se ressemblent, s'assemblent...

Mon esprit, mes pensées s'égarent et je vous livre quelques mots qui me viennent en pagaïe, pagaye, pagaille, pour illustrer ce joli verbe : dispersion, désordre, anarchie, enthousiasme, liberté.

S'égailler, je dois l'aimer beaucoup ce p'tit mot-là pour l'écrire aussi souvent ; car vous le lirez dans plusieurs histoires...

... quand lettres et mots se révoltent et manifestent contre la tyrannie d'un Point,

ou pour saluer tous ces martinets qui, certains soirs, s'envolent en nuages, et piaillent au-dessus de nos toits.

Je ne vois pas d'autre terme qui vous ferait mieux imaginer, et entendre...

... les dizaines d'écoliers qui s'éparpillent dans la cour, à l'heure de la récréation, sous mes fenêtres, et qui braillent. A peine lâchés, ils sont déjà dans leurs jeux ! Les gamins d'autrefois, en fin de journée, s'échappaient pareillement de la communale, lorsque la cloche avait sonné ; la rue était à eux, ou la campagne environnante. Mouvement, agitation, débandade, précipitation ! Que de joyeux désordres, n'est-ce pas, à revivre ici au cœur du p'tit mot épine, ou là, sur la grande mognoterie, au détour d'une Enfance singulière.

jeudi 29 décembre 2011

éoliennes

Des éoliennes, on en voit partout : isolées, alignées, regroupées en champs d'hélices...

Ici une dame élancée
géante solitaire
brasse de l'air
cligne de l'œil

Là quelques danseuses
Se tendent vers le ciel
en faisant des pointes
Mais la tête leur tourne


... Évidemment présentes en Bretagne, les voilà exposées jusque dans les paysages merveilleux des Noëls du Château de la Ville Chevalier !




Petit moulin d'antan
a bien grandi.
Il est monté en graine
au vent du temps !

mercredi 21 décembre 2011

cadeaux

L'idée de Sammy paraît aujourd'hui sur la grande mognoterie... J'ai profité du thème de décembre, du mot surprise et de sa contrainte associée, liée à la période des fêtes, pour imaginer une sorte de conte de Noël pour lecteurs mi-enfants mi-adultes... Avec l'envie de remettre en scène Sammy et Mamie Ginette, héros bien délaissés au cours de cette année 2011 !

A propos de cadeaux ! On en fait, on en reçoit, à Noël évidemment mais aussi en d'autres occasions, comme en témoignent les p'tits mots cadeau, coordonnés...

Je vous souhaite de joyeuses fêtes, de belles lectures si vous avez le temps, du plaisir à recevoir et encore plus à offrir ! A bientôt !

mardi 20 décembre 2011

silences

Eux sur la photo, de Hélène Gestern, Stoner, de John Williams et traduit par Anna Gavalda : deux lectures récentes, deux livres discrets et délicieux, si dissemblables. Et pourtant...

***

Eux sur la photo raconte une quête et se présente sous la forme dynamique d'une correspondance, elle-même rythmée par les descriptions minutieuses de quelques photographies.

Hélène n'a jamais vraiment connu sa mère, morte en 1972 quand elle était encore très jeune, et dont personne n'a jamais pu ou voulu lui parler. Alors, quand elle découvre un vieux cliché où sa maman apparaît aux côtés de deux hommes inconnus, elle a l'idée de le publier, accompagné d'une petite annonce, au cas où quelqu'un, par hasard, reconnaîtrait un personnage du groupe... Et c'est exactement ce qui se passe... Ainsi débute une sorte d'enquête surprenante où se démêle au fur et à mesure la pelote du passé. Mais, parallèlement, le poids du présent augmente, avec ses silences qui deviennent oppressants, et ses non-dits qui empoisonnent les rêves d'Hélène. Le fardeau est familier, certes, et encore invisible. Gagnera-t-elle vraiment à fouiller dans les mémoires ? C'est tout un cheminement, semé d'hésitations et de doutes que l'auteure nous invite à accompagner et à comprendre, en un premier roman chargé d'émotion, de pudeur autant que de rage, et tellement gorgé d'amour...


Le roman de John Williams ressemble, lui, à une biographie, celle de William Stoner, né dans une ferme à la fin du dix-neuvième siècle, dans le Missouri.

Ses parents, très pauvres, avaient espéré qu'il reprenne leurs terres une fois ses études d'agronomie achevées... Seulement voilà, leur fils ne quittera jamais l'université, car il y tombe amoureux, presque par hasard, de la littérature, « des combinaisons mystérieuses et toujours surprenantes de lettres et de mots enchâssés là, dans la plus froide et la plus noire des encres, et pourtant si vivants... ». Stoner devient enseignant, « passeur », se réfugiant dans la lecture à chaque étape difficile de sa vie, quand il aura besoin de recouvrer la paix. Son existence se déroule, banale, celle d'un professeur sensible et droit, emplie de rêves d'amitié et d'amour, et malheureusement jalonnée d'espoirs déçus... Il ne se passe pas grand chose finalement au cours de son parcours terne et si provincial, mais la représentation et la découverte en demeurent passionnantes, du début à la fin, grâce certainement au style original de l'écrivain et à sa remarquable adaptation en langue française.

***

Eux sur la photo et Stoner, récits conçus autour de l'amour, quêtes ici de racines ou là d'idéal, ont en commun la richesse et l'élégance des écritures, mais aussi les silences et les apparences qui minent la vie de leurs héros ordinaires. Comme on aime reprendre ces ouvrages, pour se retrouver un moment auprès d'Hélène et de son correspondant, ou auprès de William, dont on a partagé si intimement bonheurs et tourments ; comme on aime en relire les mots, simplement pour le plaisir !

lundi 19 décembre 2011

approche

L'automne se décourage
Les dernières feuilles meurent
Sous la première neige

Comme ce fin duvet sur toit
Le temps glisse et fond
L'hiver est à l'approche