samedi 25 octobre 2014

théâtre

Les sens en éveil
Sortie de loge, entrée en scène
Théâtre nature



Voir aussi, parlant d'ânes e-mots : profil

samedi 11 octobre 2014

Biblihom'thèque

(Au moment de changer la déco de mon p'tit mot et de la nouvelle mognoterie, et en découvrant notamment l'un des papiers peints qui évoque une bibliothèque, j'ai repensé à ce texte, écrit il y a quelques saisons en atelier "au fil de l'écriture" et que je ne ne m'étais pas encore risquée à publier...)


Je n’ose plus compter mes livres… Parfois je m’en veux d’accumuler ces trésors de papier ! Une bibliothèque personnelle assure de petits bonheurs quotidiens mais vouloir s’en réserver l’usage est un comportement bien égoïste. Je suis loin d’avoir lu  tous ces ouvrages de provenances très diverses ! Certains ont échoué ici il y a des lustres par des voies oubliées, d’autres constituent les seuls biens familiaux dont j’ai souhaité hériter. Les plus récents résultent d’achats compulsifs parce qu’avec l’âge je répugne à tergiverser et me permets de nombreux petits plaisirs… J’aime donc les posséder, les regarder, les prendre surtout, les feuilleter, qu’ils soient petits, gros, étroits, larges, minces, œuvres reconnues ou productions vulgaires, qu’ils prennent la forme de recueils ou de dictionnaires… Peu importe leur apparence, je les adore, sans exception, avec leurs différences. Voilà, je me dis amoureuse de mes livres, et très tolérante envers eux, plus tolérante qu’envers… les hommes par exemple !

Ah mais parlons-en de ceux-là ! C’est qu’ils demeurent pour moi un sujet fréquent de réflexion, et de préoccupation ! Je ne me prive guère d’en admirer quelques phénomènes : devrais-je avouer qu’avec le temps ça ne s’arrange pas ? Pourtant je consens à m’afficher avec le même compagnon depuis maintenant plusieurs décennies.

Me voilà tentée de fantasmer sur une existence magnifique - mais serait-elle idéale ? - au cours de laquelle j’aurais la liberté de compiler mes amants comme aujourd’hui je stocke les bouquins. Je les choisirais dociles, évidemment, et ils se montreraient honorés, respectueux et dévoués ; je les installerais progressivement autour de moi, bien rangés et disponibles. Ils me tiendraient chaud au cœur, et au corps de temps à autre ; je pourrais les toucher régulièrement du regard, les contempler à ma guise, saisir à l’occasion l’un d’entre eux, selon mon humeur et mes envies, pour m’en réjouir un moment avant de le reclasser parmi les siens. Et patientez s’il vous plaît ! !

Bon, le problème c’est que je finirais sans doute par dépoussiérer toujours les mêmes. Sensible à leur allure, j’aurais tendance à écarter peu à peu les plus épais ou les trop défraîchis. Prisant la bagatelle, je laisserais s’abîmer les plus sérieux et les classiques. Appréciant malgré tout l’instruction et les discours, je ne résisterais pas aux éloquents ni aux bavards…

Quelle vision délicieuse ! Hélas, à l’heure actuelle, le monde ne comporte pas assez d’hommes libres pour encourager la seule idée de quelque collection similaire. Je fais une croix sur mes hommes livres : dans mon univers de dure réalité je ne posséderai jamais que mille livres, tout court, et un homme, tout seul !

mercredi 1 octobre 2014


Le thème 36 est en ligne sur la nouvelle mognoterie ! Osez cette fois la critique pour avoir ensuite quartier libre. Écrivez, laissez aller votre imagination, vérifiez bien contrainte et check-list, puis envoyez ! Bonnes écritures !

Vous pouvez aussi rechercher parmi les thèmes précédents un mot à mognoter et une contrainte qui vous conviendraient mieux... 

Bienvenue également dans l'atelier pour une simple visite : choisissez quelques textes à lire parmi les 200 titres parus, goûtez les sensibilités des divers auteurs, n'hésitez surtout pas à partager vos coups de cœur !

lundi 29 septembre 2014

charmant

Sortie du cours de danse ce lundi soir : la nuit est déjà tombée, l’air sent l’humidité, il n’y a sans doute pas longtemps que la pluie s’est arrêtée… Les talons de mes bottes claquent sur le pavé, résonnent dans l’impasse. Je suis la dernière à partir, les autres ont filé, je ne suis pas pressée, personne ne m’attend. La venelle est mal éclairée, pas rassurante, j’ai hâte de rejoindre la Grande Rue où je perçois heureusement un peu plus de lumière et quelques mouvements de voitures. Je regarde où je mets les pieds, prudente, et longe le caniveau où le sol paraît plus égal.

Là, sous l’unique lampadaire, mon regard est attiré par un objet que l’averse récente a rejeté contre une grille. On dirait un livre, un agenda… J’hésite, je me décide, m’accroupis et saisis ce qui se révèle être un portefeuille. Le cuir était déjà usé, mais là il vient de subir les derniers outrages ! A l’intérieur, tout est détrempé évidemment, des facturettes, des tickets de bus, une vieille carte vitale… Dans la poche à billets une dizaine de coupures gondolées de 50 euros, hmm, de quoi se poser un petit problème de conscience !!!

Ah, une carte d’identité, très abîmée : sur la photo je distingue vaguement un visage d’homme disons… mûr ! Les écritures sont noyées ; je crois deviner le prénom, Marcel, et le nom, on dirait… CHARMANT ! Ah c’est sympa ça ! Il y a encore un morceau de papier déchiré, un en-tête de lettre officielle, l’adresse d’un cabinet d’huissiers : CHARMANT et associés… Je pourrai au moins le chercher dans l’annuaire, ils ne doivent pas courir les rues les CHARMANT huissiers ! Je ricane toute seule comme une idiote. Je replace tout comme je peux dans le portefeuille que je glisse ensuite dans mon sac ; je me redresse et me remets en route…

Quelqu’un arrive depuis l’entrée de la ruelle, une silhouette, un chapeau, un imperméable, les lumières trop loin à l’arrière ne me permettent pas de discerner le moindre détail et le visage demeure dans l’ombre. Les semelles pesantes de l’individu provoquent à chaque pas un bruit gras, visqueux. Nous allons nous croiser. J’ai peur. L’autre s’arrête. Je le frôle. Brusquement je me sens agrippée, par le coude. Il serre vraiment fort. Je ne dis rien, je n’arrive pas à ouvrir la bouche, je me demande juste ce qui m’arrive.

« Venez ! » assène-t-il, et il m’entraîne jusqu’au lampadaire près duquel je me trouvais il y a seulement quelques instants.

J’arrive à le regarder, et je le reconnais, c’est l’homme de la photo, dans le portefeuille !

« Monsieur CH… CHARMANT !

– Hé oui pour vous servir, ma p’tit’ dame, je sème, je récolte ! CHARMANT lui-même, huissier pour la vie, pour saisir votre vie !  A la vie, à la mort ! » profère le bonhomme avec grandiloquence.

Et sa main libre brandit une lame que je vois lentement, très lentement arriver sur ma gorge… Le temps de me dire que j’ai eu mon dernier cours de danse aujourd’hui…

vendredi 26 septembre 2014

ailurus

Le panda roux appartient au genre animal Ailurus dont il est le seul représentant... Le nom latin scientifique Ailurus vient du grec ancien "ailuros", littéralement "balance-queue", désignant le chat !

Son museau poudré
Le petit panda parade
Poil touffu tout flamme

septembre 2014, zoo du Parc de la Tête d'Or, Lyon

vendredi 5 septembre 2014

impression


De tous les bleus du paysage
S'impressionner peu à peu
Puis fermer les yeux
Et s'offrir tous les voyages


mercredi 27 août 2014

regard

 
Il fut un temps où, lors de mes promenades, j'avais plutôt la tête en l'air, cherchant les enseignes.

Eh bien voilà, j'examine désormais le sol et, armée de mon appareil photo, me suis mise à pister plus particulièrement... les plaques de fonte que l'on nomme également regards de trottoir ou de chaussée.


Je ne cherche pas à en faire un album ! Ces regards ne sont pas spécialement beaux je vous l'accorde, mais plutôt intéressants ; ainsi je me suis aperçue qu'il en existe une grande variété, par la fonction certes mais surtout, et c'est ce qui m'importe, si l'on considère leurs formats et leurs motifs. J'ai donc choisi une plaque, copié le dessin tout en compartiments puis rempli ceux-ci de crayonnages, façon Zentangle... Oui oui, ça m'amuse...


mardi 26 août 2014

escale

Je voulais écrire un texte pour le thème 34 de la nouvelle mognoterie, autour du mot escale. Hélas mon histoire m'a emportée et je me suis aperçue très tardivement, quand tout était bouclé, que je n'avais pas vraiment respecté la contrainte. Impossible de publier La lettre d'Yvon sur le site de l'atelier, elle se contentera donc de mon p'tit mot !

***

La lettre d'Yvon

La lettre était bien partie de province et parvenue à Paris... Cependant la missive, après une escale imprévue et prolongée dans les combles d'un pavillon de banlieue – la pause fut-elle orchestrée par le « flûtiste invisible » ? –, vient seulement de parvenir à sa destinataire, il y a quelques jours, quarante ans après avoir été postée...

Mme Sonia Pyarkoff est la fille d'un ancien facteur parisien. En vidant le grenier de la maison familiale du Val de Marne, à la suite du décès de son père en janvier 2014, elle retrouve une liasse de courriers coincée sous un cartonnage de renfort encollé par le temps, tout au fond d'une vieille besace. Le préposé travaillait dans les années 1970 pour les bureaux de la rue de Sèvres et participa activement à cette grande grève des postiers qui paralysa les distributions dans la capitale à l'automne 1974 ; lors de cette période troublée, les écrits en souffrance furent accumulés en divers endroits, compressés dans les sacoches, en attendant l'issue du conflit. Certains facteurs grévistes entreposèrent même chez eux de nombreuses correspondances, le temps que le conflit soit réglé. A la reprise du travail ils avaient dû faire face à l'abondance et, submergés, sûrement omis de vérifier recoins et doublures !

Au printemps 2014, après sa découverte, Mme Pyarkoff essaie de retrouver chaque destinataire de la dizaine de lettres oubliées, sans grand succès sauf pour l'une d'elles. L'expéditeur n'y est pas mentionné mais l'enveloppe porte le cachet de l'agence de Cancale (35), la date du 14 octobre 1974, et l'adresse de Mlle Marie-France Le Garrec, 18 rue du Cherche-Midi, 75006 Paris. Sonia se rend sur place. Il s'avère que la concierge portugaise de l'immeuble, Gloria Delacruz, a repris la loge tenue par ses parents pendant toute la seconde moitié du siècle dernier ; elle se rappelle très bien de Mlle Le Garrec. Cette jeune institutrice avait son âge, une vingtaine d'années ; elle occupait alors une chambre du dernier étage et l'avait souvent aidée, ainsi que sa famille, à remplir des papiers administratifs compliqués. Puis Marie-France avait déménagé dans les Hauts-de-Seine. On l'avait revue quelquefois dans le quartier où elle avait gardé des relations ; elle ne manquait jamais de venir saluer Gloria. Ensuite elle s'était mise en ménage et était partie s'installer à Marseille avec conjoint et enfants, sans plus donner de nouvelles... 

Mme Pyarkoff explore alors sur internet l'annuaire de la cité phocéenne, sans grand espoir. Tant d'années se sont écoulées, la demoiselle a pu se marier officiellement, changer de nom, s'expatrier même... La chance lui sourit ! Les coordonnées de Marie-France s'affichent sur l'écran. Sonia la contacte, explique sa démarche et propose une rencontre au prochain déplacement de l'une ou de l'autre... C'est ainsi que rendez-vous est pris début août, il y a donc à peine un mois, au domicile de Mlle Le Garrec qui invite Sonia à déjeuner dans son grand appartement situé sur la Canebière...

Quand Sonia tend l'enveloppe à Marie-France, celle-ci lui confie avoir passé son adolescence et fait ses études en Bretagne. « A la rentrée 1974, j'ai accepté un remplacement à Paris, c'était une décision volontaire de m'éloigner, pour des raisons... très personnelles. » L'ancienne maîtresse d'école tourne d'abord longuement le courrier entre ses mains, semblant contenir sa hâte ; elle frôle de ses doigts l'adresse manuscrite, chuchote quelque chose d'inaudible. Sonia remarque comme son hôtesse est pâle. Elle paraît hésiter à décacheter la lettre, se mordille la lèvre inférieure, se décide enfin, sort et déplie une feuille unique qu'elle parcourt en silence... 

Enfin elle la repose sur ses genoux, laisse échapper un profond soupir, réfléchit encore quelques instants puis se met à parler, doucement. Sa voix tremble un peu : « Merci Sonia, merci beaucoup ! C'est très... bizarre, très... émouvant ! Si j'avais reçu ces mots, à l'époque, ma vie aurait sans doute pris un autre chemin. Tout aurait été... différent. Comment dire ? Je suis partie de Port-Mer, près de Cancale, à la fin du mois d'août 1974. Voyez-vous, j'avais un amoureux là-bas, depuis plusieurs années, mais je ne savais pas trop ce que je voulais, j'étais jeune, compliquée. La dernière fois qu'on s'est vus il m'a dit que c'était fini entre nous, qu'il avait rencontré une fille plus simple. Alors je suis venue à Paris, je me suis installée, je retournais parfois voir mes parents sur la côte bretonne, de temps en temps, bonjour bonsoir c'est tout. Donc voilà, cette lettre est de mon ami, je vous en prie, lisez, vous comprendrez... Je l'appellerai bientôt, quand j'aurai le courage, je sais qu'il vit toujours en Bretagne, pour l'avoir suivi de loin en loin... Si seulement... Enfin, les choses devaient sans doute se passer ainsi ; qu'est-ce qu'on y peut, au destin ? »

Port-Mer le 12 octobre 1974

Marie, j'ai eu ton adresse par ta maman que je croise quelquefois au marché. J'espère que tu vas bien. Moi je voudrais te dire que je regrette de t'avoir blessée lors de notre dernière conversation, avant que tu t'en ailles. J'ai beaucoup réfléchi. C'est toi que j'aime Marie. Je sais que tu passes parfois le week-end, si tu veux bien retrouvons-nous samedi prochain, le 19, à 18h au bar de l'Escale ? A bientôt, n'est-ce pas ? Tu me pardonnes ?

Yvon

jeudi 7 août 2014

skyline

La skyline locale évolue !


Vues du nord elles se confondent parfois mais ce sont bien deux grues qui tricotent Incity...



L'antenne de la Tour Incity (fin de chantier à l'horizon 2015) culminera à 200 m de hauteur.

mercredi 6 août 2014

rampant

Voici la première définition, accompagnée de ses exemples, donnée sur le Wiktionnaire pour l'adjectif masculin rampant

Qui rampe, en parlant des animaux et des plantes.

  • Animal rampant.
  • Plante rampante.
  • Le lierre est rampant.

Je propose l'illustration ci-dessous, avec cette plante animale, actuelle échappée nature d'un balcon voisin ! Ici donc les murs se lézardent, à leur façon...