mercredi 29 avril 2009

poivron

Sujet futile après les pensées, mais il faut bien continuer...
Voici donc un éloge du poivron...

J'aime les poivrons, de plus en plus! Non seulement pour leur goût, mais aussi pour eux-mêmes, pour leur physique, leur apparence. Hé oui je l'avoue, je me réjouis de les dessiner, et peignant leurs reliefs j'ai l'impression de les connaître mieux, de me les approprier, bien avant de les accommoder...












Le médecin de Christophe Colomb serait à l'origine du nom "poivron", ayant confondu cette nouvelle variété de piment d'Amérique avec des baies de poivrier. Le "poivre-long" n'est autre qu'un piment doux, un fruit dont l'enveloppe renferme de nombreuses graines dans une cavité intérieure creuse et finement cloisonnée. A l'extérieur, sa peau lisse et brillante s'habille de couleurs franches, vert, orange, jaune, rouge, pour les plus fréquentes, selon le degré de mûrissement. Sur ma table, parmi d'autres fruits, mon poivron se contorsionne, cherchant à se faire une place; la lumière joue avec lui, les ombres se complaisent dans ses creux et sur ses bosses... Du poivron sur la planche pour le croque-trait que je suis! Il faudra bien deux ou trois jours avant que je me décide à le considérer comme un légume, à le manger tout cru, à le passer à la casserole, à le poêler, à le rendre complice d'une ratatouille, ou même à l'embrocher... Pour en finir!



Cependant je ne dégusterai plus jamais de poivron sans penser à la photographie de l'Américain Edward Weston qui met en évidence chez ce fruit une sensualité pour le moins inattendue, difficile à copier... Quelle révélation, et quel tremplin original pour l'imaginaire! Voilà une année de dessin qui se termine, déjà, sur une découverte intéressante et savoureuse, à faire regarder la nature d'un autre oeil...

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