jeudi 10 septembre 2009

beurrier

(... à l'occasion des Tupiniers du Vieux-Lyon, marché qui se déroulera samedi 12 et dimanche 13 septembre...)

Je vous présente ici un objet que je suis fière de posséder et qui excite le désir de tous ceux qui franchissent le seuil de ma cuisine: mon beurrier "à eau"! C'est le deuxième du nom chez moi! Le précédent, auquel j'étais déjà très attachée, m'avait été offert par une amie habitant l'Isère; hélas une malencontreuse manipulation en brisa l'indispensable couvercle. Sous le choc de cette perte cruelle, j'ai cherché pendant des mois et des saisons une poterie du même type, chez les artisans, dans les boutiques et dans les foires, surtout en Bretagne puisqu'on m'avait affirmé qu'il s'agissait d'un beurrier "breton". Finalement, c'est à Rânes, cité de Normandie profonde, au détour d'un vide-grenier, que j'ai acquis celui-ci, pour la somme extravagante de 2 euros!



Quel en est le principe?
Eh bien, ce beurrier en terre comporte deux parties:
- le fond, récipient cylindrique dans lequel on verse un peu d'eau fraîche, à renouveler tous les deux ou trois jours et qui peut être additionnée d'une pincée de sel,
- le couvercle, également récipient, ajouré, que l'on retourne pour y tasser le beurre.
Lorsque le couvercle est en place, le beurre se trouve immergé, isolé de l'air, gardé à température ambiante sans qu'il risque de rancir.
Ainsi, au petit-déjeuner, moi qui suis de la génération tartine, je n'ai plus ni rancœur ni rancune contre celui ou celle qui aurait oublié de sortir le beurre du réfrigérateur la veille au soir!
Mon beurre apparaît à son avantage à tout moment, toujours bon pour le service!

Je continue à fréquenter les brocantes et visite toujours, à l'occasion, les ateliers de poterie, attirée particulièrement par toute sorte de bocal culinaire qui ressemble à mon beurrier fétiche. Je soulève délicatement les couvercles qui se révèlent le plus souvent simples cloches. Bien sûr je ne manquerai pas, samedi prochain ou dimanche, dans le quartier du Vieux-Lyon, le marché des Tupiniers. Cette exposition-vente, annuelle, qui doit son nom aux potiers d'autrefois, fabricants de pots ou tupins, accueille des céramistes de Rhône-Alpes mais aussi d'autres régions, de France, d'Italie, d'Allemagne ou d'Autriche. La cuvée 2009 promet d'être animée puisque parallèlement aux productions traditionnelles, une place importante sera accordée cette année à la "Terre musicale".

Et si je tombe par hasard ce week-end sur un beurrier à eau, est-ce que je résisterai? Je sais qu'on peut en trouver, en cherchant bien... aussi sur Internet. Des sites et des blogs en proposent, fabriqués dans le Gard (Poteries d'Aspères), dans le Berry (Terres des Etangs), à Oléron (Au Tour de la Terre), en Alsace (Grès de Betschdorf), et même au Canada (Porcelaine Weilbrenner Lebeau, Tinterre, Marie-France Carrière). Bon, comptez de 25 à 32 euros la pièce...

Vraiment très mignons tous ces modèles! A côté d'eux mon beurrier, certes de la même famille, aussi original et efficace, fait dans le rustique... Je l'aime pour ça : pour son vécu et sa simplicité... Et surtout, bien sûr, parce que tout le monde me l'envie!

2 commentaires:

Claudech a dit…

"...aussi original et efficace, fait dans le rustique... Je l'aime pour ça : pour son vécu et sa simplicité... Et surtout, bien sûr, parce que tout le monde me l'envie!"

Un beurrier, un beurrier...un instant, j'ai cru que tu parlais de quelqu'un d'autre ....

Martine a dit…

Effectivement, la confusion est possible... à ton avantage!