jeudi 17 septembre 2009

courbatue

Aïe aïe aïe ! Est-ce bien raisonnable d’avoir troqué cette année mes cours de guitare contre un abonnement dans une salle de sport? Aïe aïe aïe ! Ce matin c’est si dur de se lever! Je suis rendue, rompue, fourbue, moulue et vermoulue. "Courbatue" en somme, lasse par tout le corps et par tous les membres. Ou dois-je dire "courbaturée", avec une syllabe de plus pour vous paraître encore plus abattue et raplapla, saturée de douleur? Non, j’exagère! Il faut bien que j'aggrave un peu pour alimenter mon article !

En fait les deux mots, courbatue et courbaturée, signifient la même chose. Et si je privilégie le plus court en le choisissant pour titre, c'est parce qu'il sonne plus doux à mes oreilles... Il se trouve qu'il est aussi le plus ancien…

Courbattu, l'original, nous ramène en effet au XVe siècle. Il serait une déformation de court-battu, mot composé correspondant lui-même à la contraction d'une expression bien connue :"battu à bras raccourcis". Cette locution imagée, encore utilisée de nos jours, évoque l’attitude de l’agresseur qui, retroussant ses manches, ses "bras" de chemise donc, s’apprête à sauter sur son adversaire : on l’imagine décidé à infliger des coups violents, une bonne raclée, jusqu’à faire courber l’échine de l'ennemi. Gare! Ballotté ainsi d'attaque en bataille, courbattu a fini par y laisser un t!

Au XVIe siècle apparaît le mot courbature. Il désigne d’abord, dans le vocabulaire vétérinaire, une affection du cheval, conséquence d’un effort prolongé et qui se caractérise par une raideur dans les muscles des membres et par des troubles respiratoires. Par extension, la courbature devient chez l’homme cette lassitude accompagnée de douleurs musculaires qui se manifeste après un exercice physique intense, une longue immobilité ou à l’occasion d’une maladie.
Puis naît courbaturer, verbe transitif peu employé dans le sens de "donner des courbatures" et que l’on compose avec l'auxiliaire être plus souvent qu'avec l'auxiliaire avoir.

Puisque mes faiblesses d'aujourd'hui sont le résultat d'affrontements personnels et volontaires avec mon propre corps, je les assume et m'avoue sans honte courbatue... ou courbaturée! Quelle importance finalement? Ça passera... A force d’exercice et d’entraînement, en l'occurrence de bodybalance et de bodypump, mes muscles finiront bien par se débrouiller pour éliminer sagement et de mieux en mieux les toxines indélicates. Belles paroles… J'entends les conseils, oui oui, je bois beaucoup d'eau, et je m'étire, c'est compris dans le programme. Souhaitez-moi seulement de tenir bon, et rendez-vous dans quelques semaines pour voir où j'en suis ; d’ici là, je tente de maintenir le cap! Objectif: la forme!

5 commentaires:

DOMI a dit…

des cuisses en beton c est plus dur que le tennis

Agnès a dit…

Tiens bon alors! ça y est c'est dit! J'aurais bien besoin de t'imiter mais je ne sais où caser mon heure de sport!!!

Gisèle a dit…

Délicate Martine, tu verras d'ici quelques années tu en redemanderas !

Martine a dit…

Ouh lala, c'est vrai Dominique, tu te rappelles de moi la raquette de tennis à la main, mais ça fait quelques années!! A l'époque c'était facile et à proximité. Aujourd'hui j'adapte les plaisirs à la ville et les objectifs à l'âge. Merci Agnès: oui il faut du temps; là je rattrape celui qui m'a manqué quand j'étais occupée, comme toi maintenant, à courir derrière les enfants...

jet a dit…

Bravo, bientôt tu viendras me voir en vélo !
Henriëtte