mercredi 18 novembre 2009

modernes

Les cours de dessin ont repris ; pour cette première sortie sur le terrain nous avons rendez-vous au Musée des Beaux-Arts où « Les Modernes s’exposent »…

Ces Modernes sont donc regroupés, en accrochage temporaire, le temps que les galeries dédiées aux collections permanentes s’offrent quelques travaux nécessaires. Les Lyonnais connaissent déjà la plupart des œuvres présentées mais ce nouveau parcours en permet une re-découverte intéressante. L’occasion aussi de mettre en valeur des artistes méconnus du XXe siècle : leurs réalisations côtoient ici celles de grands maîtres aux noms illustres, tels Picasso, Matisse, Dubuffet, Bacon… La promenade se révèle magnifique et chacun d’entre nous choisit de croquer quelques scènes ou des détails qui l’attirent particulièrement. Je suis moi-même fascinée par quelques visages, et surtout par une Douleur puissante de Henry de Waroquier…


A partir de ces crayonnages, nous travaillons ensuite chez nous, puis en cours, conseillés par notre professeur, et de nouveau à la maison. Je regroupe ainsi quelques-uns de mes portraits, grossièrement copiés, en une sorte de vitrine que je trouve après coup très «européenne»…


 En les encadrant d’une figure à la pose méditative peinte par le Suisse Cuno Amiet et d’une autre plus neutre, quasi photographique, réalisée par l’Italien Gino Severini, je voulais sans doute atténuer la souffrance traduite par le français Henry de Waroquier, et apaiser la dureté des traits gravés sur ses personnages par l’allemande Käthe Kollwitz.

Je dois à ces quelques Modernes une belle ballade et d’agréables moments de travail. Je vais maintenant pouvoir retourner au Musée et me laisser transporter par d’autres impressions, il y a tant à voir, tant à prendre, tant à admirer.

Le peintre Ossip Lubitch, 1932, par Cuno Amiet, 1868-1961
Douleur, vers 1943, par Henri de Waroquier, 1881-1970
Hommage à Karl Liebknecht, 1919, par Käthe Kollwitz,1867-1945
La famille du peintre, 1936, par Gino Severini, 1883-1966

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