vendredi 6 novembre 2009

vague

A l'issue d'un atelier d'écriture, en octobre, j'avais gardé en moi, comme en réserve, ce mot "vague" qui avait circulé dans nos textes et qui me plaisait bien. Le voilà enfin mognoté...

La consigne est vague ce matin… Il faut écrire les premiers mots qui nous passent par la tête… Facile à dire… Mais moi je n’ai décidément rien d’intéressant à partager aujourd’hui. Je me sens un peu triste, depuis le réveil, sans cause légitime, et le temps affiche un vague chagrin qui colle bien à mon humeur. J’ai un peu peur des pensées que je vais rencontrer, je manque de confiance, je doute de faire bonne impression parmi mes collègues d’atelier et même de leur en produire une seule! Frissons diffus, ondulations du cœur… «Vague à l’âme» : ce sont ces derniers signes que je répands à la va-vite et en titre provocateur au travers de ma feuille…

A l’esprit de vagabonder maintenant grâce à cet enclencheur indéfinissable. Mais je sèche... Je ne peux pas rester dans "le" vague ni dans le creux de "la" vague ! Tout est permis, toutes les divagations, pourquoi me plaindre ! Je ne vais pas en faire tout un cinéma! Faut-il rappeler la nouvelle vague et faire plaisir aux nostalgiques, ou balancer une vague d’expressions d'actualité? Je pourrais parler de la vague de froid qui s’est abattue sur la région ou encore évoquer la vague de touristes qui a envahi nos rues pendant ces courtes vacances ! Et pourquoi ne pas m’étendre en quelques mots sur le sort de ce terrain vague, là derrière, désormais interdit aux voitures, une honte n’est-ce pas ? Le sujet provoquera une vague de récriminations, quelqu’un se pâmera de colère, un autre fera un malaise vagal, j’aurai été à l’origine d’une onde de choc...

Et "vogue" la galère ! La "vogue", mais oui, pourquoi ne pas partir plutôt d'un "vogue à l'âme"; c'est joli non? Ah zut, j'y pense, il se peut que ma "vogue" alarme encore plus l’assemblée! Les coeurs risquent de balancer, les estomacs de chavirer, car ils s'imagineront à la Vogue de la Croix-Rousse, dans le Speed, ce manège diabolique, attraction extrême de notre foire d'automne...

Ah mais je ne veux pas que les gens se disputent ni qu'ils s'en rendent malades! Décidément, je renonce à vogabuller. Adieu, je pars, je sors prendre l'air de la cité, je laisse tomber et m'en vais villevoguer tranquille... A la prochaine!

Pourvu que ce soir devant mon écran je n'éprouve pas de blogalâme...

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Super texte.
Tu étais en verve. ton texte est très intéressant. La conclusion fort pertinente.
Bravo
R de V

Martine a dit…

Merci mais... qui es-tu donc, fidèle R.de V.??