mardi 1 décembre 2009

ailurophile

Je viens de découvrir que je suis ailurophile… Vous êtes impressionnés j’espère ! Ah cela vous intrigue ? Soit, je vous dois une petite explication…

Je déambulais hier en librairie au milieu de tous les ouvrages proposés pour les fêtes ( il y a de quoi s'occuper ! ), espérant être séduite par un titre, un nom, ou même une couverture avantageuse car je suis très sensible à l’aspect des choses… J’atterris, tiens comme c’est bizarre, au rayon des dictionnaires, et je remarque un tout récent précis de lexicologie… Le recueil est un bel objet, conçu par les éditions Tana. D’apparence scolaire, plutôt rétro, il se présente comme une sorte de carnet répertoire relié et au papier de qualité. Je le feuillette rapidement, l’ensemble apparaît sobre : un mot par page, sa définition, un exemple d’utilisation, un rébus étymologique et des illustrations humoristiques... Je m’arrête sur ce fameux ailurophile déjà cité : je suis surprise, la dénomination me plaît bien et je me l’approprie déjà… Je continue ma petite exploration et survole d’autres mots mystérieux, classés « difficiles » (avoir une conversation familière est ainsi confabuler ), « complexes » ( qui aime la danse est qualifié de terpsichoréen…) ou « diaboliques » ( le weltschmerz désigne un état  mélancolique...) ; j’en ignorais beaucoup ( la catoptromancie par exemple permet d’interpréter les reflets…) mais certains ne me sont pas totalement inconnus ( merci Brassens pour avoir célébré les superbes fesses d’une Vénus callipyge ). Est-ce le fait que l’auteur de cette sélection soit anglais (!), le choix des mots s’avère parfois curieux : il me semble par exemple que nous pouvons tous nous imaginer un traîne-savates ventripotent ayant subi une rhinoplastie … Mais bon, l’heure tourne et, narguée par une procrastination développée en page 90, je décide de ne pas ajourner l'achat du bouquin… De ma part il s’agit sans doute, encore une fois, d’un acte compulsif dû à un nouvel accès de bibliomanie

Tout cela ne vous dit pas pourquoi je me suis reconnue dans la définition de l’ailurophile ! Je vous laisse chercher ? Répétez donc le mot, doucement… La combinaison débute avec un semblant d’« allure », est-ce le présage d’une particulière élégance ? Oui, sans doute ! Les premières syllabes vous suggèrent aussi une progression animale aérienne ou même aquatique ? Animale certes, mais pour le reste vous faites fausse route ! En tout cas le suffixe promet la passion, la collection, voire quelque obsession… Vous y êtes ! Je suis effectivement amoureuse… des chats (ailuros en grec), et je vous l’ai déjà largement prouvé, ici et !

Mais trêve de grandiloquence ! Sachez tout de même qu’il m’a fallu un nycthémère avant de boucler cet article : un jour entier et toute une nuit pour choisir quelques termes dans le sympathique précis de David Bramwell, traduit par Emmanuelle Pavan. Je ne pense pas vraiment vous épater même si cet objectif est annoncé en première de couverture, mais j’espère au moins vous mettre en appétit : amusez-vous, régalez-vous comme moi ne serait-ce qu’en essayant de prononcer ou de réécrire quelques-uns de ces mots… Bon courage !

Je vous salue bien bas… Kowtow !

1 commentaire:

Matthieu a dit…

nycthémère, nycthémère... tu parles djeunz maintenant ;-) ?