samedi 27 mars 2010

souvenir

Discussion, sur messagerie instantanée, entre Marylin et Ginette (Gigi)... et au sujet d' After Life...

Marylin : Coucou Ginette !

Gigi : Salut Marylou !

Marylin : Ça va ?

Gigi : Oui oui, et toi ? Tu profites du we ?

Marylin : Je me mets à jour sur l'ordi et apès je vais essayer de m'en désintoxiquer, promis ! Fait beau, alors je vais courir et m'occuper des plantes !

Gigi : Bravo !

Marylin : Ta sortie à l’Opéra c’était comment ?

Gigi : Gé-nial !

Marylin : Moderne ?

Gigi : Surprenant : de la musique, du théâtre, du chant, les sous-titres (enfin les sur-titres pour nous, ils étaient affichés tout en haut, au-dessus de la scène et de l'orchestre), des projections, une mise en scène impec !

Marylin : Ça parlait de quoi ?

Gigi : Oh la ! De morts, de souvenirs et d’éternité !

Marylin : Réjouissant dis donc :(

Gigi : Comme tu dis, mais ça fait partie des choses qui me plaisent, brasser le passé, entendre des tranches de vie ; ça donne à réfléchir ! Je t’envoie le lien, attends, deux secondes...

Marylin : Ok !

Gigi : C’est un pdf : regarde les pages 8 à 13, l’argument et les personnages, ça te donnera une idée !
...

Marylin : J’ai lu ! En fait, une équipe de personnes, décédées elles depuis longtemps, accueille des "nouveaux" morts dans une espèce de gare, et les aide à trier leurs souvenirs de vie pour qu'ils n'en gardent qu’un, le meilleur ou le plus déterminant, à emporter comme pièce unique, en vidéo, dans l’éternité !  C’est ça ?

Gigi : Tout juste : on assiste en direct et en musique aux recherches intimes de trois personnages en transit, mais on en suit aussi trois autres grâce à des séquences filmées, du type interviews reportages. Tout ça en alternance. Donc malgré la tristesse du sujet, l'ensemble est presque... disons... dynamique !

Marylin : Dis donc, il y en a une, jeune, qui n’arrive pas à trouver son bagage !

Gigi : En fait, elle ne « veut » pas, elle renie sa vie complètement, les images dans sa tête sont trop douloureuses ! Et elle n'a pas le droit d'emmener de rêve, alors à la fin, ne pouvant entamer l'infini voyage, elle intègre l’équipe d’encadrement...

Marylin : Elle devient "réceptionniste" en quelque sorte ! Rigolo !

Gigi : Mmm ! Il y a aussi ce vieil homme indécis : il juge que son existence a été plus que banale, si ordinaire qu'elle ne mérite pas qu’on en garde la moindre trace.

Marylin : Je le comprends ! J’aurais du mal à trouver du sensationnel dans ma vie moi aussi ! Quoique ?... Je crois que je voudrais seulement continuer à profiter de mon paysage en toits ! Tiens, le plus cool ce serait que j'embarque le film de ce que je vois d’ici, de mon mirador, j’adore !

Gigi : Ah je t’imagine bien en pleine contemplation, devant ta fenêtre ! Ça ressemblerait à un écran de veille ton truc en somme ! ! !

Marylin : Et toi, tu y as pensé sûrement, à TON souvenir ?

Gigi : Evidemment, j'ai bien cogité ! Sans compter qu'à la fin du spectacle on déroule une toile face à nous et aux acteurs : on se retrouve "tous" assis dans le même sens… A croire que nous sommes "tous" dans la même situation, l'attente du grand départ (ça fait froid dans le dos hein ?)… Mais je crois que je ne suis pas prête pour l’éternité tu vois, parce que j’ai tellement de scènes qui me trottent dans la mémoire, tellement de beaux souvenirs et tellement de gens adorables autour de moi que ce serait une épreuve diabolique pour moi d'oublier quasiment tout, et volontairement en plus ! Quelle galère de devoir choisir un seul instant ! Je ne me représente pas cette sorte de gare comme un purgatoire, mais comme l’enfer. Je serais effectivement bien contente qu’on m’aide à fouiller !

Marylin : Pour un coup d’essai, l’Opéra, c'était plutôt positif alors ?

Gigi : Ça oui ! Mais je réfléchirai à la longueur du prochain spectacle ; là ça allait, une heure trois quarts, mais je ne me vois pas quatre plombes dans cette coque noire, à la dure ! Avec l’âge je deviens difficile !

Marylin : Bon je te laisse la vieille, je vais me faire le tour du Parc !

Gigi : Courageuse ! Allez, go !

Marylin : Et si je meurs sous l’effort, pas de souci puisque j’ai déjà sélectionné mon souvenir, moi, pour mon éternité !!!

Gigi : Adieu :) Mais j'opterai peut-être, quand l'heure viendra, pour un moment passé en ta compagnie, ma chère copine !

Marylin : Alors à +, ici ou... ailleurs...

( pour compléter, éventuellement:

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