dimanche 30 janvier 2011

martine

En ce jour de fête, coupée en deux, réduite à laisser s'encanailler chacune de mes syllabes séparément,  mar et tine, tine et mar, quel tintamarre, voici le pire du pire, en brève...

Tandis que tintinnabulent quelques clochettes agitées par une marmaille en maraude, Marcel piétine sur les marches de la Chapelle Sixtine. Il marmonne tout en rêvant à sa Clémentine, rencontrée en mars dernier à Paris, au Musée Marmottan ; il songe à l'allure enfantine et fragile de sa belle, se remémore la lueur mutine et enchanteresse perçue alors dans son regard. 

Il est pourtant encore marié, avec une Marseillaise prénommée Marie, une crétine, actuellement en Argentine, qu'elle s'évertue à parcourir en trottinette à la poursuite de tinamous. Il l'avait connue en bordure d'un marigot, au Maroc, alors qu'elle accompagnait une autre mariole, Albertine, encore plus marteau celle-là ! Sur le campement, ils avaient tous trois mangé à la même cantine, plongé leurs louches dans  la marmite commune et partagé les mêmes tinettes. Marie l'aventureuse avait remarqué ce Marcel au pied marin qui l'avait bien fait marrer pendant un moment. Jusqu'à ce mardi funeste en pleine mer de Marmara, où elle l'avait largué. 

Le voilà réduit à marchander maintenant en haut lieu l'annulation de son mariage...

2 commentaires:

Zoreilles a dit…

C'était plus fort que moi, fallait que je sorte de mon mutisme passager pour venir te saluer à mon tour, prendre de tes nouvelles et te dire que ta façon de jouer avec les mots m'enchante!

Martine a dit…

Merci Zoreilles de ta visite ( tu montres enfin le bout du nez ) et de ton indulgence ( j’ai parfois honte de quelques mots ou impulsions un peu légères ). Mais si je t’ai fait sourire, c’est gagné.
Moi je vais bien ; quelques soucis pour trouver le temps d’écrire et moins de confiance en ce début d’année mais ça reviendra n’est-ce pas…
Bon courage à toi, pour tout, et à bientôt !