mercredi 5 janvier 2011

précaire

(texte construit autour de mots contenant toutes ou plusieurs lettres de précaire, anagrammes exactes et incluses)

Bonjour Internaute, je me présente, je m’appelle Pierre Apere ; je suis né et je vis à Piacé, en France profonde. J’ai peu voyagé et me rappelle tout au plus trois escapades dont deux, il y a bien longtemps, en compagnie de mon premier amour, une ravissante hôtesse de l’air prénommée Erica, que j’ai accompagnée une fois au Caire puis à Capri (après Capri, ce fut fini, bien entendu !). La troisième expédition m’a  plus récemment conduit en Belgique, à Ypres - Ieper en flamand – pour l’anniversaire de mon meilleur ami exilé (le pauvre déprime et regrette son Languedoc natal, ça se comprend, pécaïre !)

C'est la nourriture qui m'intéresse dans l'évocation des pays plus ou moins lointains. J’apprécie la cuisine exotique, tout mets épicé me comble… Mais je peux me contenter d'une spécialité française, régionale : une crêpe salée à la bretonne par exemple, bien garnie, une galette donc, constitue pour moi un mets somptueux.  

J'occupe actuellement un emploi très précaire, ayant accepté un remplacement dans un entrepôt voisin appartenant à Dealer Price, mais je ne vais pas me plaindre. Personne ne me crie dessus à longueur de journée comme cela se produisait dans mon boulot précédent, ma pire expérience, au Pierce Import de Pré-en-Pail ; j'ai été prié de quitter cette dernière entreprise après avoir osé intervenir alors que ma patronne et sa secrétaire menaçaient de se crêper le chignon. J'avais pris le parti de l'employée, n'ayant pas l'habitude de cirer les pompes des autorités.  Mais bon, ça m'arrangeait presque d'être foutu à la porte parce que ce magasin-là était vraiment trop loin de chez moi.

Avec un peu de chance, et grâce aux revenus de mon présent job, je vais gagner suffisamment pour me payer une petite visite chez le dentiste afin qu'il soigne une carie douloureuse négligée depuis des mois.

Je peux mettre de côté, car je ne suis pas dépensier, à part peut-être lorsque je m’approvisionne au marché. Pas de débauche vestimentaire : mon seul pantalon de ville est rapiécé aux entournures, une paire de chaussures me dure des années... Cela me donne un air bohème. Avec, en plus, sur le haut du crâne, un éternel épi qui me rajeunit, je fais de l’effet ! Cependant je trouble surtout les dames âgées qui cherchent à rompre leur isolement, des bavardes peu farouches que je croise dans le Parc.  J’avoue les trouver souvent intéressantes, bien que fanées, sauf lorsqu'elles me détaillent leurs goûts musicaux, du genre radio nostalgie. Moi ce que je préfère c'est le rap...

Le week-end je me balade donc, pour le plaisir de quelque vieille pie, mais s'il fait trop froid, pluvieux, ou lors d'un pic de canicule, je me consacre à la réhabilitation de mon modeste mais tempéré studio. Je termine ces jours-ci le mur en crépi de mon unique pièce à vivre. Le locataire précédent y avait percé de multiples trous, sans compter les graffitis enfantins à la craie qui décoraient abondamment l'ensemble...

Pendant les pauses que je m'accorde, je pianote sur mon PC, un Acer. J’aime beaucoup naviguer sur Internet, à la recherche de nouvelles idées culinaires. A ma prochaine conquête je compte bien faire découvrir cette recette que j’ai enregistrée tout à l'heure : des filets de carpe à l'orientale, mmm... Mais je passe aussi du temps à écrire et communique assidûment, grâce à l'ordinateur, avec tous mes correspondants : ainsi,  si  vous le souhaitez, vous pourrez faire partie désormais de mon réseau d'amis.... En outre, je me tiens au courant des actualités mondiales ; je raffole de politique et parie souvent sur les résultats d'élections ici où là. Je me passe un DVD de temps en temps, emprunté à un collègue cinéphile ; d'ailleurs là si vous le voulez bien je vais vous laisser, j'ai un film sur le feu, vu et revu mais que j'adore : I comme Icare...

A plus tard peut-être, sur ce site honnête où des personnes comme moi, des solitaires, peuvent se laisser aller à quelques confidences sur leur vie, même si, en ce qui me concerne, je n’ai quand même pas trop de tribulations à raconter. Echangeons, voulez-vous ; décrivez-moi votre existence, parlez-moi, je vous en prie...

Aucun commentaire: