jeudi 2 juin 2011

sigles

Les sigles, ces suites d'initiales utilisées comme abréviations, et qui permettent d'identifier rapidement une personne, une entreprise, un parti, une donnée, sont omniprésents dans notre vie quotidienne. Il faut bien avouer, cependant, que leur signification exacte n'est pas toujours évidente, ou dépend du contexte ; on les multiplie, on les confond, on aurait tendance à en abuser. Ils constituent un univers très mouvant, ouvert à tous les possibles, à toutes les créations, à toutes les transformations, bref il s'agit d'un répertoire idéal où piocher l'inspiration pour quelques gammes.

On s'amuse...

De nombreux ateliers d'écriture proposent ainsi de créer des sigles ou encore de choisir parmi ceux qui existent pour en tenter des interprétations personnelles. Par exemple :

- SNCF : Super Nuit Complètement Folle
- RTT : Répit du Travailleur Terrassé
- TVA : Trop vite acquis
- VIP : Valoriser l'Intérêt Particulier
- FDSEA : Fan De Séries Exclusivement Américaines...

Vous trouverez certainement sur internet des décryptages et trouvailles fantaisistes aux goûts très divers, du plus drôle au très vulgaire. L'exercice se nomme rétro-acronymie... En réalité les acronymes désignent seulement les sigles qui se laissent prononcer comme des mots ordinaires (PACS, UNESCO...), mais on pratique l'opération même sur ceux qui ne peuvent que s'épeler (PDG, HLM...).

Ces abréviations figurent également parmi les contraintes oulipiennes (aux côtés du dorica castra ou du perverbe) mais il s'agit alors de prendre un mot, un vrai, et de le traiter "comme" s'il était un acronyme... MARTINE se déclinerait ainsi en Muse de l'Âme Ravie, du Temps Interdit et de la Nuit Ensorcelée (!)... D'ailleurs, ce jeu-là me rappelle que dans mon enfance, à la campagne, je donnais souvent mes initiales en précisant : "MF comme Manufrance, ou Massey-Ferguson !"... Sacrées références ! Mais on peut inventer dans mon cas tant d'autres équivalences, des tonnes, plus ou moins glorieuses, comme citer Mylène Farmer, ou donner dans les Moules Frites...

    et on abuse...

    En fait, cet intérêt subit pour les sigles fait suite à la réception cette semaine d'un courrier assez déroutant, que vient de m'adresser la MRE (Mutuelle Retraite Européenne) pour me souhaiter la bienvenue parmi ses adhérents... Un courrier fort indigeste ! Vous pourrez le constater si vous tenez le coup et ne sautez pas directement, par lassitude, à la conclusion de ce billet. La lettre évoquée se rapporte à mon contrat complémentaire retraite appelé COREM et géré par l'UMR, Union Mutualiste Retraite appartenant à la Mutualité Française (tiens, MF!).

    Pour le plaisir, et par amour de la poésie des sigles, autant vous dire que l'UMR était née, il y a quelque temps déjà, d'une volonté d'entente entre les MGEN, MAIF, MG, MFP, FNMF, MATMUT, AMF, CASDEN et BFM. Sachez aussi que l'UMR avait récupéré les engagements de la MFRP, anciennement UNMRIFEN-FP, organisme auprès duquel j'avais initialement signé, en 1981, pour une solution CREF...

    Bref, aujourd'hui, on a l'obligeance de m'annoncer ceci : pour pouvoir être représentée à l'AG et au CA de l'UMR, je viens d'être automatiquement rattachée à la MRE car... Avant je dépendais de l'UMER (ah bon ?), dont faisait partie la MEPR ou la MAIF, mais depuis septembre 2010 la MEPR a fusionné avec la MRE, ce qui a entraîné la dissolution de l'UMER. On me prévient donc simplement que l'UMR me ponctionnera bientôt une cotisation pour le compte de la MRE…

    J'ai à peine agrémenté la teneur originale... En conclusion, et du fond du cœur :
    PPLV : Pitié Pour Les Vieux
    MVER : Mieux Vaut En Rire

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