lundi 26 septembre 2011

douceur


Échappée toute en douceurs, activités et météo, le week-end dernier, en Franche-Comté...

De la dixième édition des mots Doubs, à Besançon, je conserverai le souvenir de quelques rencontres magiques, entre autres avec Richard Bohringer et Daniel Picouly offrant des lectures émouvantes et passionnées. Ces délicieux partages de textes et d'idées communiquaient des plaisirs pour le moins variés et tous étaient ponctués d'encouragements non seulement à lire mais aussi, et surtout, à s'exprimer par l'écriture.

Donnez donc vos mots doux
des ronds des beaux des fous
dites tout
le quotidien la vie
la mémoire l'enfance
le désarroi la colère
les envies les rêves
écrivez écrivez



... Débats dans l'air...
Entre les tables rondes
papillonnent les mots








A Ornans, après avoir visité le nouveau Musée Courbet, une promenade en ville et le long des berges fleuries de la Loue m'a permis de découvrir cette enseigne craquante, ou dirait-on croquante, invitation originale parmi les livres, et les écrivains :


Tout rat qui s'entête
à grignoter tant de mots
ne peut qu'y laisser des plumes

__________

A propos de Courbet, de la lecture... Connaissez-vous ce Portrait de Juliette, réalisé en 1841, qui représente la petite sœur de l'artiste endormie sur un livre ? Si paisible...

vendredi 23 septembre 2011

échappées


Étrange ce mois de septembre ! Comme si cette année le temps de rentrée n'en finissait pas. Je peine à retrouver mon rythme et reconnais une sorte de paresse automnale... qui me pousse à multiplier les échappées. Belles évidemment, et dont j'essaie d'organiser doucement les impressions.

Échappées... Un joli mot, complice, au goût de fugue, de gagne, et de lumière aussi. Plutôt optimiste, finalement !

Alors, à suivre...

mercredi 14 septembre 2011

tricoteuse


Je rêve d'écrire ne serait-ce qu'un petit polar bien sanglant et glauque. Mais pour l'instant, préoccupée par une collection d'aiguilles, je ne parviens qu'à habiller quelques personnages...


Lyon Minut', mercredi 14 septembre...

D'après nos sources les plus fiables, la "tricoteuse" serait sur le point d'être enfin identifiée par les services de la PJ, grâce à l'intervention de leurs experts scientifiques désormais incontournables.

Rappelons brièvement les faits ! Depuis le début de l'année, six messieurs d'âges divers ont été assassinés à leur domicile en notre bonne ville : assommés puis comme embrochés, selon le même rituel, sur de longues aiguilles à tricoter ! « L'œuvre de mains féminines ! Indubitablement ! », avait décrété le célèbre commissaire Grasset sur chaque scène de crime. Assertion confortée par la découverte d'éléments essentiels reliant les défunts : dans les armoires de tous ces infortunés on a trouvé, en effet, de confortables pull-overs à la matière et à la forme similaires, différant seulement par la couleur et la taille... La tricoteuse attentionnée ne semblait pas difficile question modèle : deux hommes étaient menus, trois autres plutôt charpentés et le dernier carrément obèse. Les outils pointus qui transperçaient les abdomens plus ou moins proéminents des victimes ont-ils servi préalablement à la confection des chandails ? De quoi faire frémir...


La recherche d'ADN sur les doux vêtements, ainsi que sur les mortels accessoires, s'est de toute évidence avérée fructueuse ! Voilà donc une enquête en bonne voie de résolution ! En attendant, Messieurs, restez vigilants, au cas où l'une de vos récentes maîtresses, douée pour les travaux manuels, vous ait gentiment laissé un souvenir en mohair ! Car il semblerait que notre tueuse locale se soit fixée la tâche d'éliminer chaque ancien amant, pour faire table rase du passé...


Nous espérons pouvoir vous annoncer dès le prochain article l'arrestation de cette abominable tricoteuse en série....

mardi 6 septembre 2011

rhum-e

Zut, ça y est, j'ai le nez qui s' bouche !
Je sens les larmes, elles montent aux yeux...
Et c'est parti, j'explose !

Qu'est-ce que tu dis ? A mes souhaits ?

Excuse mais là, faut que j' me mouche...
T'aurais pas un kleenex, ou bien deux ?
Des tout doux, même des roses ?

Que les tiens se réalisent !

C'est encore pire quand je me couche !
Et maint'nant j'ai la gorge en feu...
J' me sens vraiment tout' chose.

Quoi encore ? A mes amours ?

Là j' t'embrasse pas, personne me touche !
On va attendre que j'aille bien mieux.
T'inquiète, oui, je m' repose...

Que les tiennes durent toujours !

Mes grogs j' vais les boire à la louche !
Dès qu' mon p'tit corps s'ra moins fiévreux,
C'est promis je r'prendrai la prose...

Tu m'diras pas crève charogne !
Na !