mardi 29 mai 2012


Après La perle du Dragon (1), texte paru la semaine dernière, voici La perle du Dragon (2) en ligne aujourd'hui sur la grande mognoterie. L'ensemble constitue ma participation au thème 10, autour du mot pont ; j'ai choisi d'écrire ce conte après avoir découvert la légende du bouvier et de la tisserande et j'y ai mêlé les animaux de l'horoscope chinois ainsi que d'autres détails... Merci de vos visites à l'atelier, et bonnes lectures !

mardi 15 mai 2012

corbeaux


En parcourant les ruelles du quartier Saint-Georges, dans le Vieux Lyon, à l'occasion d'une chasse aux enseignes - activité qui oblige évidemment à lever les yeux - je me suis arrêtée devant le 18 rue du Doyenné...

Profitant de l'exceptionnelle lumière en cette parenthèse ensoleillée de mai, j'ai photographié la façade à la fois simple et intéressante : on y remarque en effet, sous l'étage des mansardes, d'originales "consoles". Il s'agit d'oeillets saillants en pierre et percés de trous que l'on nomme aussi "corbeaux"...
















En architecture, les consoles désignent ces pièces qui, parfois ouvragées, servent sur l'extérieur d'un bâtiment à présenter des éléments  artistiques ou décoratifs ; souvent en forme de S, elles soutiennent aussi un balcon ou consolident une avancée.

Les corbeaux, eux, soulagent la portée d'une poutre. Ici, en haut de cette bâtisse, ils avaient une fonction liée à l'ancienne activité textile du lieu : ils supportaient une sorte de tringle, une traverse en bois, sur laquelle le teinturier suspendaient ses étoffes. Il s'agissait ainsi de les déployer afin qu'elles puissent sécher...

Ces "corbeaux" sont à l'origine d'un autre mot fréquemment utilisé pour décrire la position d'une construction en saillie sur le plan vertical d'un mur : on parle ainsi, par exemple, de tourelle, de corniche ou de galerie en encorbellement.

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Photo ajoutée le 1er juillet 2012 : corbeaux sur la façade 20 rue du bœuf, dans le quartier Saint-Jean à Lyon...


samedi 5 mai 2012

mai

D'habitude...

Ce qui me plaît
en mai,
c'est enlever les fils
d'avril,
un à un,
jusqu'en juin...



Hélas cette année...

  Mai nous arrive déguisé !
    Le joli mois garde le masque
      et reste bien pelotonné
        derrière la grêle et la bourrasque.
          Est-ce un caprice ? Est-il fâché ?
            Pourquoi cette humeur si fantasque ?


Ouf...

  On dit que mai va bientôt
    retrouver toute sa raison
      et jouer le printemps réglo.
        Ne prévoir que les maillots
          pour le pont de l'Ascension,
            ça ce s'rait chic ! Espérons !

vendredi 4 mai 2012

Rodanski


L'exposition
Les horizons perdus de Stanislas Rodanski, à la Bibliothèque de la Part-Dieu, présente de nombreux documents illustrant le parcours de cet écrivain lyonnais né en 1927, entré volontairement en 1954 à l'Hôpital Saint-Jean-de-Dieu où il demeura jusqu'à sa mort en 1981 ! Son existence fut une longue quête dominée par l'écriture, nécessaire et essentielle :

"Je crois avoir commencé à écrire pour laisser de moi une image flatteuse..."

"Ecrire pour savoir qui l'on est, pour faire savoir à Pierre et Paul que j'existe aussi..."

Les mots constituaient son
"ultime lien avec la vie".


Le rendez-vous est incontournable pour tous les amoureux de l'écriture ; la galerie se visite et se revisite, sans modération puisque gratuite, et je conseille plusieurs promenades, le carnet à la main afin de noter les phrases qui résonnent le mieux en chacun selon sa sensibilité.

Cet hommage à Stanislas Rodanski et à son œuvre foisonnante, a pu être réalisé notamment grâce à Bernard Cadoux que j'ai la chance de connaître par le fil de quelques écritures.... Bravo, et merci Bernard, de nous inviter aujourd'hui à cette redécouverte d'horizons perdus...