lundi 1 décembre 2014

horizon

A propos d'horizon et donc en liaison avec le thème 38, en ligne aujourd'hui sur la nouvelle mognoterie :


Premiers jours
du reste de ma vie
Nouvel horizon

***

Sur le site de l'atelier, mes participations à ce thème sont : Je n'aime pas les voyages... et Colère divine !

vendredi 7 novembre 2014


Miroir défait paraît aujourd'hui sur la nouvelle mognoterie. Il s'agit de ma participation au thème 37, autour du mot fond !

samedi 25 octobre 2014

théâtre

Les sens en éveil
Sortie de loge, entrée en scène
Théâtre nature



Voir aussi, parlant d'ânes e-mots : profil

jeudi 16 octobre 2014

horoscope

J'émergeais difficilement... Ma radio s'était mise en marche toute seule et il me fallut quelque temps pour réaliser que j'étais tout simplement dans mon nid douillet. Pas d'inquiétude, j'allais me « récupérer » bientôt, mes idées se remettraient sûrement en place et dans l'ordre petit à petit. Cette nuit, je m'en souvenais maintenant, j'avais programmé l'alarme pour ne pas rater l'horoscope de Madame Cristal... En effet les circonstances étaient graves ! Je crois que je me posais trop de questions suite à ma chance inattendue hier, un gain stupide pour un gars comme moi qui vivait seul, par goût, par choix, et qui était déjà plus que nanti ! J'avais joué au casino de la station, par désœuvrement, quelques pièces encombrantes, et une machine m'avait craché tout ce qu'elle avait dans la panse. J'avais raflé et enfourné le magot dans mes poches, avec empressement et ferveur, comme si j'étais... pauvre. Je me voyais faire ensuite le crochet par le bar à Milmile, où j'avais dû payer quelques verres alentour.

Aucune image précise de la suite et de mon retour au Hilton, sinon ce geste, pour régler mon réveil, qui affleurait à la surface de ma conscience et aussi cette pensée qui m'obnubilait : il me fallait l'avis de Madame Cristal, visionnaire, clairvoyante et mondialement réputée. Comment c'était déjà son prénom ? Germaine peut-être... En tout cas elle m'éclairerait sur mon destin de riche sagittaire, et me suggèrerait quoi faire de ce surplus de fric !

Je prêtais l'oreille... « L'argent va à l'argent... », proclamait-elle. Évidemment, j'étais déjà gâté par la vie et les héritages ; la fortune me souriait toujours sans que je la cherche, à chaque coin de rue. « … Faites un effort ! » Non mais ça alors ! Quelle drôle d'injonction de la part de la vieille bique ! Sa vue légendaire baissait décidément ! J'étais indécrottablement misanthrope et sans cœur ; je ferais un effort pour quoi, pour qui ? Pour redonner mon blase, pour sortir de ma retraite dorée ? Voulait-elle que je redistribue tout ce que je possédais ? Et puis quoi encore ? Je n'aimais personne et nul autour de moi ne méritait de profiter de mes largesses. A moins d'investir dans un cépage à la claire fontaine...

Quelle bouillie dans ma tête de bougre ! Et dehors tout paraissait vraiment sombre, tout dans cette chambre était constitué de la même matière opaque. Je m'efforçais d'écarquiller les yeux et ne voyais rien. Mes volets devaient être baissés au maximum, ou bien... La main gauche tendue sur le côté j'effleurai comme une peau rêche : avais-je ramené quelqu'un la veille ? M'étais-je laissé embobiner par une des habituées défraîchies du bistrot au moment de la dernière tournée ? Mais non, je reconnaissais maintenant le contour craqué de mes bottes de récup' en simili cuir gratté. Que signifiaient toutes ces illusions ? Une nausée m'envahit, mon cœur s'emballait comme si je m'étais aventuré sur un manège, sens dessus dessous, un drôle de goût me remontait l'œsophage, une mauvaise humeur se coinçait au fond de ma gorge. J'avais peur ! Je me tournai alors sur le côté pour me laisser glisser au bas du lit...

La lumière se fit soudain. Je me rappelai que ma couche de « fortune » se situait en haut des marches qui reliaient le bout du pont Churchill au quai en contrebas. Je roulai boulai au ralenti pour atterrir sur le pavé et me retrouvai miraculeusement sur les pieds, accroupi, devant mes copains de cloche hilares dont les bras s'agitèrent pour saluer mon arrivée. Ils se tapaient les cuisses en répétant que j'en tenais une bien bonne ! Je distinguai Germaine qui se précipitait lourdement pour m'aider à me relever. Elle me souffla de son haleine avinée : « Ben mon Crésus adoré, fais donc un effort ! »

samedi 11 octobre 2014

Biblihom'thèque

(Au moment de changer la déco de mon p'tit mot et de la nouvelle mognoterie, et en découvrant notamment l'un des papiers peints qui évoque une bibliothèque, j'ai repensé à ce texte, écrit il y a quelques saisons en atelier "au fil de l'écriture" et que je ne ne m'étais pas encore risquée à publier...)


Je n’ose plus compter mes livres… Parfois je m’en veux d’accumuler ces trésors de papier ! Une bibliothèque personnelle assure de petits bonheurs quotidiens mais vouloir s’en réserver l’usage est un comportement bien égoïste. Je suis loin d’avoir lu  tous ces ouvrages de provenances très diverses ! Certains ont échoué ici il y a des lustres par des voies oubliées, d’autres constituent les seuls biens familiaux dont j’ai souhaité hériter. Les plus récents résultent d’achats compulsifs parce qu’avec l’âge je répugne à tergiverser et me permets de nombreux petits plaisirs… J’aime donc les posséder, les regarder, les prendre surtout, les feuilleter, qu’ils soient petits, gros, étroits, larges, minces, œuvres reconnues ou productions vulgaires, qu’ils prennent la forme de recueils ou de dictionnaires… Peu importe leur apparence, je les adore, sans exception, avec leurs différences. Voilà, je me dis amoureuse de mes livres, et très tolérante envers eux, plus tolérante qu’envers… les hommes par exemple !

Ah mais parlons-en de ceux-là ! C’est qu’ils demeurent pour moi un sujet fréquent de réflexion, et de préoccupation ! Je ne me prive guère d’en admirer quelques phénomènes : devrais-je avouer qu’avec le temps ça ne s’arrange pas ? Pourtant je consens à m’afficher avec le même compagnon depuis maintenant plusieurs décennies.

Me voilà tentée de fantasmer sur une existence magnifique - mais serait-elle idéale ? - au cours de laquelle j’aurais la liberté de compiler mes amants comme aujourd’hui je stocke les bouquins. Je les choisirais dociles, évidemment, et ils se montreraient honorés, respectueux et dévoués ; je les installerais progressivement autour de moi, bien rangés et disponibles. Ils me tiendraient chaud au cœur, et au corps de temps à autre ; je pourrais les toucher régulièrement du regard, les contempler à ma guise, saisir à l’occasion l’un d’entre eux, selon mon humeur et mes envies, pour m’en réjouir un moment avant de le reclasser parmi les siens. Et patientez s’il vous plaît ! !

Bon, le problème c’est que je finirais sans doute par dépoussiérer toujours les mêmes. Sensible à leur allure, j’aurais tendance à écarter peu à peu les plus épais ou les trop défraîchis. Prisant la bagatelle, je laisserais s’abîmer les plus sérieux et les classiques. Appréciant malgré tout l’instruction et les discours, je ne résisterais pas aux éloquents ni aux bavards…

Quelle vision délicieuse ! Hélas, à l’heure actuelle, le monde ne comporte pas assez d’hommes libres pour encourager la seule idée de quelque collection similaire. Je fais une croix sur mes hommes livres : dans mon univers de dure réalité je ne posséderai jamais que mille livres, tout court, et un homme, tout seul !

lundi 29 septembre 2014

charmant

Sortie du cours de danse ce lundi soir : la nuit est déjà tombée, l’air sent l’humidité, il n’y a sans doute pas longtemps que la pluie s’est arrêtée… Les talons de mes bottes claquent sur le pavé, résonnent dans l’impasse. Je suis la dernière à partir, les autres ont filé, je ne suis pas pressée, personne ne m’attend. La venelle est mal éclairée, pas rassurante, j’ai hâte de rejoindre la Grande Rue où je perçois heureusement un peu plus de lumière et quelques mouvements de voitures. Je regarde où je mets les pieds, prudente, et longe le caniveau où le sol paraît plus égal.

Là, sous l’unique lampadaire, mon regard est attiré par un objet que l’averse récente a rejeté contre une grille. On dirait un livre, un agenda… J’hésite, je me décide, m’accroupis et saisis ce qui se révèle être un portefeuille. Le cuir était déjà usé, mais là il vient de subir les derniers outrages ! A l’intérieur, tout est détrempé évidemment, des facturettes, des tickets de bus, une vieille carte vitale… Dans la poche à billets une dizaine de coupures gondolées de 50 euros, hmm, de quoi se poser un petit problème de conscience !!!

Ah, une carte d’identité, très abîmée : sur la photo je distingue vaguement un visage d’homme disons… mûr ! Les écritures sont noyées ; je crois deviner le prénom, Marcel, et le nom, on dirait… CHARMANT ! Ah c’est sympa ça ! Il y a encore un morceau de papier déchiré, un en-tête de lettre officielle, l’adresse d’un cabinet d’huissiers : CHARMANT et associés… Je pourrai au moins le chercher dans l’annuaire, ils ne doivent pas courir les rues les CHARMANT huissiers ! Je ricane toute seule comme une idiote. Je replace tout comme je peux dans le portefeuille que je glisse ensuite dans mon sac ; je me redresse et me remets en route…

Quelqu’un arrive depuis l’entrée de la ruelle, une silhouette, un chapeau, un imperméable, les lumières trop loin à l’arrière ne me permettent pas de discerner le moindre détail et le visage demeure dans l’ombre. Les semelles pesantes de l’individu provoquent à chaque pas un bruit gras, visqueux. Nous allons nous croiser. J’ai peur. L’autre s’arrête. Je le frôle. Brusquement je me sens agrippée, par le coude. Il serre vraiment fort. Je ne dis rien, je n’arrive pas à ouvrir la bouche, je me demande juste ce qui m’arrive.

« Venez ! » assène-t-il, et il m’entraîne jusqu’au lampadaire près duquel je me trouvais il y a seulement quelques instants.

J’arrive à le regarder, et je le reconnais, c’est l’homme de la photo, dans le portefeuille !

« Monsieur CH… CHARMANT !

– Hé oui pour vous servir, ma p’tit’ dame, je sème, je récolte ! CHARMANT lui-même, huissier pour la vie, pour saisir votre vie !  A la vie, à la mort ! » profère le bonhomme avec grandiloquence.

Et sa main libre brandit une lame que je vois lentement, très lentement arriver sur ma gorge… Le temps de me dire que j’ai eu mon dernier cours de danse aujourd’hui…

vendredi 26 septembre 2014

ailurus

Le panda roux appartient au genre animal Ailurus dont il est le seul représentant... Le nom latin scientifique Ailurus vient du grec ancien "ailuros", littéralement "balance-queue", désignant le chat !

Son museau poudré
Le petit panda parade
Poil touffu tout flamme

septembre 2014, zoo du Parc de la Tête d'Or, Lyon

vendredi 5 septembre 2014

impression


De tous les bleus du paysage
S'impressionner peu à peu
Puis fermer les yeux
Et s'offrir tous les voyages


mercredi 27 août 2014

regard

 
Il fut un temps où, lors de mes promenades, j'avais plutôt la tête en l'air, cherchant les enseignes.

Eh bien voilà, j'examine désormais le sol et, armée de mon appareil photo, me suis mise à pister plus particulièrement... les plaques de fonte que l'on nomme également regards de trottoir ou de chaussée.


Je ne cherche pas à en faire un album ! Ces regards ne sont pas spécialement beaux je vous l'accorde, mais plutôt intéressants ; ainsi je me suis aperçue qu'il en existe une grande variété, par la fonction certes mais surtout, et c'est ce qui m'importe, si l'on considère leurs formats et leurs motifs. J'ai donc choisi une plaque, copié le dessin tout en compartiments puis rempli ceux-ci de crayonnages, façon Zentangle... Oui oui, ça m'amuse...


mardi 26 août 2014

escale

Je voulais écrire un texte pour le thème 34 de la nouvelle mognoterie, autour du mot escale. Hélas mon histoire m'a emportée et je me suis aperçue très tardivement, quand tout était bouclé, que je n'avais pas vraiment respecté la contrainte. Impossible de publier La lettre d'Yvon sur le site de l'atelier, elle se contentera donc de mon p'tit mot !

***

La lettre d'Yvon

La lettre était bien partie de province et parvenue à Paris... Cependant la missive, après une escale imprévue et prolongée dans les combles d'un pavillon de banlieue – la pause fut-elle orchestrée par le « flûtiste invisible » ? –, vient seulement de parvenir à sa destinataire, il y a quelques jours, quarante ans après avoir été postée...

Mme Sonia Pyarkoff est la fille d'un ancien facteur parisien. En vidant le grenier de la maison familiale du Val de Marne, à la suite du décès de son père en janvier 2014, elle retrouve une liasse de courriers coincée sous un cartonnage de renfort encollé par le temps, tout au fond d'une vieille besace. Le préposé travaillait dans les années 1970 pour les bureaux de la rue de Sèvres et participa activement à cette grande grève des postiers qui paralysa les distributions dans la capitale à l'automne 1974 ; lors de cette période troublée, les écrits en souffrance furent accumulés en divers endroits, compressés dans les sacoches, en attendant l'issue du conflit. Certains facteurs grévistes entreposèrent même chez eux de nombreuses correspondances, le temps que le conflit soit réglé. A la reprise du travail ils avaient dû faire face à l'abondance et, submergés, sûrement omis de vérifier recoins et doublures !

Au printemps 2014, après sa découverte, Mme Pyarkoff essaie de retrouver chaque destinataire de la dizaine de lettres oubliées, sans grand succès sauf pour l'une d'elles. L'expéditeur n'y est pas mentionné mais l'enveloppe porte le cachet de l'agence de Cancale (35), la date du 14 octobre 1974, et l'adresse de Mlle Marie-France Le Garrec, 18 rue du Cherche-Midi, 75006 Paris. Sonia se rend sur place. Il s'avère que la concierge portugaise de l'immeuble, Gloria Delacruz, a repris la loge tenue par ses parents pendant toute la seconde moitié du siècle dernier ; elle se rappelle très bien de Mlle Le Garrec. Cette jeune institutrice avait son âge, une vingtaine d'années ; elle occupait alors une chambre du dernier étage et l'avait souvent aidée, ainsi que sa famille, à remplir des papiers administratifs compliqués. Puis Marie-France avait déménagé dans les Hauts-de-Seine. On l'avait revue quelquefois dans le quartier où elle avait gardé des relations ; elle ne manquait jamais de venir saluer Gloria. Ensuite elle s'était mise en ménage et était partie s'installer à Marseille avec conjoint et enfants, sans plus donner de nouvelles... 

Mme Pyarkoff explore alors sur internet l'annuaire de la cité phocéenne, sans grand espoir. Tant d'années se sont écoulées, la demoiselle a pu se marier officiellement, changer de nom, s'expatrier même... La chance lui sourit ! Les coordonnées de Marie-France s'affichent sur l'écran. Sonia la contacte, explique sa démarche et propose une rencontre au prochain déplacement de l'une ou de l'autre... C'est ainsi que rendez-vous est pris début août, il y a donc à peine un mois, au domicile de Mlle Le Garrec qui invite Sonia à déjeuner dans son grand appartement situé sur la Canebière...

Quand Sonia tend l'enveloppe à Marie-France, celle-ci lui confie avoir passé son adolescence et fait ses études en Bretagne. « A la rentrée 1974, j'ai accepté un remplacement à Paris, c'était une décision volontaire de m'éloigner, pour des raisons... très personnelles. » L'ancienne maîtresse d'école tourne d'abord longuement le courrier entre ses mains, semblant contenir sa hâte ; elle frôle de ses doigts l'adresse manuscrite, chuchote quelque chose d'inaudible. Sonia remarque comme son hôtesse est pâle. Elle paraît hésiter à décacheter la lettre, se mordille la lèvre inférieure, se décide enfin, sort et déplie une feuille unique qu'elle parcourt en silence... 

Enfin elle la repose sur ses genoux, laisse échapper un profond soupir, réfléchit encore quelques instants puis se met à parler, doucement. Sa voix tremble un peu : « Merci Sonia, merci beaucoup ! C'est très... bizarre, très... émouvant ! Si j'avais reçu ces mots, à l'époque, ma vie aurait sans doute pris un autre chemin. Tout aurait été... différent. Comment dire ? Je suis partie de Port-Mer, près de Cancale, à la fin du mois d'août 1974. Voyez-vous, j'avais un amoureux là-bas, depuis plusieurs années, mais je ne savais pas trop ce que je voulais, j'étais jeune, compliquée. La dernière fois qu'on s'est vus il m'a dit que c'était fini entre nous, qu'il avait rencontré une fille plus simple. Alors je suis venue à Paris, je me suis installée, je retournais parfois voir mes parents sur la côte bretonne, de temps en temps, bonjour bonsoir c'est tout. Donc voilà, cette lettre est de mon ami, je vous en prie, lisez, vous comprendrez... Je l'appellerai bientôt, quand j'aurai le courage, je sais qu'il vit toujours en Bretagne, pour l'avoir suivi de loin en loin... Si seulement... Enfin, les choses devaient sans doute se passer ainsi ; qu'est-ce qu'on y peut, au destin ? »

Port-Mer le 12 octobre 1974

Marie, j'ai eu ton adresse par ta maman que je croise quelquefois au marché. J'espère que tu vas bien. Moi je voudrais te dire que je regrette de t'avoir blessée lors de notre dernière conversation, avant que tu t'en ailles. J'ai beaucoup réfléchi. C'est toi que j'aime Marie. Je sais que tu passes parfois le week-end, si tu veux bien retrouvons-nous samedi prochain, le 19, à 18h au bar de l'Escale ? A bientôt, n'est-ce pas ? Tu me pardonnes ?

Yvon

jeudi 7 août 2014

skyline

La skyline locale évolue !


Vues du nord elles se confondent parfois mais ce sont bien deux grues qui tricotent Incity...



L'antenne de la Tour Incity (fin de chantier à l'horizon 2015) culminera à 200 m de hauteur.

mercredi 6 août 2014

rampant

Voici la première définition, accompagnée de ses exemples, donnée sur le Wiktionnaire pour l'adjectif masculin rampant

Qui rampe, en parlant des animaux et des plantes.

  • Animal rampant.
  • Plante rampante.
  • Le lierre est rampant.

Je propose l'illustration ci-dessous, avec cette plante animale, actuelle échappée nature d'un balcon voisin ! Ici donc les murs se lézardent, à leur façon...


dimanche 27 juillet 2014

actinidier

Un actinidier est une plante, constituée de lianes, dont plusieurs espèces produisent des kiwis.

A Grésy-sur-Isère, le 27 juillet 2014
Comme le gingko, l'arbre à kiwi est dioïque : leurs fleurs mâles et femelles sont portées par des pieds différents.

samedi 19 juillet 2014


Une vieille affaire est en ligne, sur une page particulière car il s'agit d'une histoire au long cours, ce qui représente pour moi un exercice inhabituel... Le texte répond aux contraintes du concours de nouvelles organisé cette année par Le Chien Jaune...

lundi 30 juin 2014


Ceci n'est pas un mur peint...


Qui aime chats peut retrouver celui-ci parmi d'autres dans mon album ou lire le p'tit mot ailurophile...

mardi 17 juin 2014


Lettre à Helmut paraît aujourd'hui sur la nouvelle mognoterie. Il s'agit de ma participation aux thèmes 30, 31, 32 et 33, autour des mots manche, arête, limite et jardin !

mercredi 28 mai 2014

brume

Tôt le matin, ça arrive souvent au printemps, un voile de brume se promène au-dessus des fleuves et caresse la ville, de quoi perdre le nord...


Merci Sylvie d'avoir évoqué, en voyant cette photo, "Myrelingues la brumeuse"...

lundi 19 mai 2014


A lire, à offrir, c'est court et ça se dévore... La femme au carnet rouge, de Antoine Laurain, éditions Flammarion... Un homme, curieux, trouve le sac d'une femme, inconnue et... n'essayez pas pour l'instant d'en savoir plus, il faut préserver les surprises ! J'aime ici l'écriture du quotidien avec cette attention portée aux objets familiers, j'aime la vision optimiste du hasard et des rencontres...

Du même auteur, en poche : Le chapeau de Mitterrand

vendredi 16 mai 2014


Suite à l'impossibilité de renouveler le nom de domaine pour la grande mognoterie, celle-ci est devenue la nouvelle mognoterie

Les liens avec l'ancien nom de domaine seul ne fonctionnent plus mais les adresses contenant la mention blogspot, par exemple : 
ou
vous redirigeront automatiquement vers les pages souhaitées.

Toutes mes excuses pour ces changements et merci pour votre patience car je vais peut-être avoir besoin de quelques jours avant que tout soit vraiment en ordre...

dimanche 27 avril 2014

rose

Matin d'avril
Pensée chagrine
Larme de rose


vendredi 4 avril 2014

obsession


Voici un texte sur le thème du concours de nouvelles organisé à l'occasion des Quais du Polar 2014 (la 10ème édition de ce festival se déroule en ce moment à Lyon, du 4 au 6 avril). En résumé, les contraintes étaient de ne pas dépasser 6000 signes et d'insérer les 10 mots suivants : "avril", "morts", "traces", "love", "zulu", "Anaisthêsia", "saturne", "mur", "dernier" et "quais".

***

Obsession

Le 1er avril 1956, ma mère fut prise de contractions si violentes et douloureuses qu'elle appela en fin de matinée la sage-femme du bourg en la suppliant de venir au plus vite.

La brave dame en question se mit en route après s'être habillée chaudement. Le printemps avait fait une seule et timide apparition au cours de la dernière quinzaine. Plus toute jeune, l'accoucheuse préférait faire attention car il lui faudrait traverser tout le village jusqu'au port et donc emprunter de nombreuses ruelles étroites fort généreuses en courants d'air. Elle ferma le portail de son jardinet et décida de passer par la grand place. Son pas était alerte mais elle ne put s'empêcher de ralentir en longeant le monument aux morts... Toutes les souffrances qui avaient résulté de la dernière guerre n'étaient pas encore oubliées. Partout on trouvait les traces des disparus, dans chaque famille on éprouvait encore des manques et on en supportait les douleurs. Anaïs soupira, pensa à ce qu'elle devait accomplir et poursuivit sa route. Elle se serait bien arrêtée pour détailler l'affiche accrochée à l'entrée du cinéma car c'était son loisir préféré de se fondre dans la salle obscure pour oublier sa solitude et sa fréquente tristesse. Pour samedi ce serait un film américain dont le titre contenait le mot "love", le seul terme qu'elle comprenne, les autres la laissant perplexe...

Devant le Balto, quelques pêcheurs regardaient le ciel, échangeaient leurs sentiments météorologiques et faisaient leurs pronostics pour les sorties en mer du lendemain. Anaïs reconnut ce drôle de type embauché récemment sur les docks et que les autres appelaient Zulu parce qu'il n'arrêtait pas de leur vanter l'Afrique, ses paysages et ses femmes...

– Salut l'Anaïs, lui dit un des marins en rabattant vers l'arrière la capuche de son ciré... Y'aurait-y pas un marmot en route ?

Anaïs lui répondit d'un signe de tête. Anaïs ne parlait pas, pas souvent, c'était une taiseuse comme on dit. Elle exprimait rarement ses opinions, ses sentiments, ses sensations. Son mari qui avait fait des études au chef-lieu, étudié le latin et le grec, lui susurrait parfois dans l'intimité un petit nom qui lui semblait doux et délicat et qu'elle aimait se rappeler : Anaisthêsia...

Presque arrivée à destination, elle croisa encore cette vieille sorcière comme il y en avait alors dans toutes les bourgades de nos régions. Les enfants la surnommaient Dame Saturne car en lieu et place de baguette magique elle brandissait une sorte d'anneau de ferraille qu'elle se plaçait au-dessus de la tête pour communiquer avec l'au-delà...

Mon père guettait l'arrivée d'Anaïs et, dès qu'il l'aperçut, descendit l'accueillir au pied des marches du perron. Il la conduisit dans la chambre où ma mère se confondait en plaintes et longs gémissements. De temps en temps son regard se reposait sur les photos de famille exposées sur le mur en face d'elle et elle s'imaginait que tous ces regards l'encourageaient dans sa tâche.

Anaïs mit tout le monde dehors, mon père et mes six frères. Le travail fut vite fait et je me précipitai bientôt au monde en transitant par les bras accueillants d'Anaïs. Moi le petit dernier de la lignée des Floch locaux me mit à hurler à pleins poumons et tous les gens qui avaient à faire sur les quais à cette heure furent avertis de ma naissance.

***

N'hésitez pas, chers lecteurs, à vous procurer la suite de cet excellent ouvrage qui reçut, le 1er avril 2013, au "festival du polar-réalité", le prix de la meilleure autobiographie de serial killer. Dans son ouvrage "Tueur de dames", Benjamin Floch explique l'obsession qui l'a conduit à des actes qu'il ne regrette d'ailleurs pas tant que cela : il s'agissait pour lui de retrouver dans les femmes de sa vie les deux créatures qui le mirent au monde, sa mère et Anaïs. Aucune ne put les égaler, toutes lui furent si insupportables qu'il haït chacune jusqu'au crime. Un récit haletant, une écriture assassine. Sans blague, vous ne vous en remettrez pas !

jeudi 27 mars 2014

Zentangle

Je me suis offert il y a quelques semaines un album de crayonnage contenant des modèles qui semblaient correspondre parfaitement à mes goûts : des lignes, des motifs dans un ensemble, noir sur blanc.

Gribouiller, c'est méditer !
est un cahier d'exercices qui initie en fait au Zentangle, une technique facile de dessin qui favorise la concentration, mène à la création de belles images et génère élégamment des pensées positives : un bon moyen de rester zen... Je me régale et remplis petit à petit les pages d'entraînement, dans le silence ou en écoutant un livre.

Voilà donc, par exemple, ce que l'on peut réaliser dès les premières « leçons »...


samedi 15 mars 2014

folies


Voici un texte composé... sur le fil... à l'occasion de la 19ème Semaine de la Langue française et de la Francophonie ( du 15 au 23 mars ). Il contient les dix mots 2014 choisis cette année autour du thème "Dis-moi dix mots... à la folie"


ambiancer, à tire-larigot, charivari, s'enlivrer, faribole, hurluberlu, ouf, timbré, tohu-bohu, zigzag.

***

Des personnalités fantasques, tous des timbrés notoires, participent à l'atelier d'écriture du « Fil ». Ces hurluberlus se réunissent une fois par mois dans la plus grande pièce d'une folie rococo du quartier des Brotteaux, à Lyon. A la veille de chaque séance, chacun s'enlivre de ses propres dictionnaires afin d'être prêt à proposer des idées qui favoriseront l'imagination collective. Certains, la veille, en oublient de dormir et se pointent au rendez-vous, le lendemain, la démarche en zigzag. En règle générale ils commencent toujours par lancer leurs maux, à tire-larigot et tous en même temps, dans un indescriptible tohu-bohu ! Le professeur doit s'armer de patience dans ce charivari qui rendrait complètement ouf l'homme le plus sain ! Enfin, quand la salle est suffisamment ambiancée, tout le monde prend place autour de la table de travail habituellement recouverte d'une nappe en dentelle. Alors seulement le brave animateur parvient à dégager, parmi les fariboles énoncées à l'arrivée, quelques éléments recevables. Mais aujourd'hui il perd ses moyens : le voilà entrepris par sa voisine qui, sans doute sous l'effet ravageur des caresses réputées érotiques de la nappe, lui susurre à l'oreille : « Je vous aime, à la folie ! »

***

Voici des liens vers mes contributions des années précédentes : 
- lettre, en 2012
- Interrogatoire, en 2013

Retrouvez toutes les listes des dix mots depuis 2003... 
 

dimanche 23 février 2014

Ingratitude paraît aujourd'hui sur la grande mognoterie. Il s'agit de ma participation aux thèmes 28 et 29, autour des mots fortune et oiseau !

samedi 22 février 2014


La Bib' à Dom' toujours... 

 

Nous essayons que l'association soit représentée au cours des évènements organisés par tous les acteurs de la ville de Lyon. Ce sont toujours des occasions de rencontres avec des aidants mais aussi avec d'autres services intervenant à domicile et susceptibles de transmettre aux personnes isolées l'information sur la Bib' à Dom'. 

C'est ainsi par exemple que nous participons chaque année, à la mairie du 2ème arrondissement, au forum du maintien à domicile...


vendredi 14 février 2014

promesse

Les p'tits amoureux
rivés à leur banc public
se foutent du monde
se foutent du temps

Sainte-Rose-du-Nord, Fjord du Saguenay, Québec, sept.2013

Dans les yeux de l'autre
chacun voit son avenir
bécote le monde
bécote le temps

Ils se le promettent
ils seront inséparables
Mais que fera le monde
et que fera le temps ?


Un jour à conter quelques fleurettes... ou seulement relire ces p'tits mots : amour, cœur, deux, rencontre... sans oublier Mamie Rose !

dimanche 12 janvier 2014

Fleurettes et désamours

Fleurettes et désamours vient de paraître aux Éditions du Net... Il s'agit de mon second recueil de nouvelles, le premier s'intitulant Solitudes.


Les 15 nouvelles ou couplets de ce recueil sont histoires de cœur et d'amour...

On y parle d'espoirs, de rencontres, de partages, de tendres souvenirs, mais aussi de peines, de ruptures, de regrets. Être deux, le rester, à tout moment de nos vies, « faut-il être si fort ? »

mercredi 1 janvier 2014


Meilleurs vœux à tous pour 2014, une année nouvelle à feuilleter ensemble, l'espérant riche en bonne santé, petits bonheurs, belles découvertes, en audace également... pour que la fortune nous sourie !