lundi 1 décembre 2014

horizon



Premiers jours
du reste de ma vie
Nouvel horizon

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A propos d'horizon, voici deux textes écrits pour la mognoterie autour de ce mot : Je n'aime pas les voyages... et Colère divine !

Je n'aime pas les voyages...



Je n’aime pas les voyages...

Enfin, je n’aime plus ça, du tout, depuis le dernier, et ça fait un bail.

C’était à la mode comme destination. Beaucoup s'y sont risqués, ont peut-être même osé y retourner !

Moi maintenant, j’ai peur.

J'avais pris volontairement mon billet, seule, décidée à profiter de l'énergie que donne la jeunesse pour me gaver de nature, de liberté.

Ça avait commencé par un mal de mer épouvantable : j’aurais dû me douter que c’était un signe avant-coureur du cauchemar qui a suivi.

Le pilote du bateau m’a lâchée dans une crique paradisiaque. Avec juste ce qu’il fallait dans un baluchon de survie préparé à l’avance.

Nauséeuse, j'avais suivi l’embarcation des yeux jusqu’à ce qu’elle disparaisse à l’horizon. Puis j'étais partie à la découverte de l'atoll. Un riche espace d’expériences adapté au développement personnel, promettait la brochure…

Je regrettais déjà.

J’ai passé huit jours sur cette île. Au centre, un lac à l’onde tranquille. Autour, une succession de huttes et de bosquets, autant d’épreuves programmées pour jauger puis développer des capacités diverses, physiques et intellectuelles.

D'autres s'y sont éclatés, moi ça m'a bien fait passer le goût de l'aventure...

Colère divine


Hier, alors que nous venions de quitter l'auberge et entamions la visite de notre petite station balnéaire, il s'est passé un phénomène étrange qui a duré plus d'une heure.

On était tous en train de se promener sur la plage, hôtes, convives, pensionnaires à quatre pattes, certains se hasardant même à patauger au bord de l'eau.

Rien auparavant n'aurait pu faire croire que le temps allait virer à l'orage et pourtant, soudain, l'horizon s'obscurcit.

Il se mit à tonner juste après l'apparition d'éclairs démesurés que sur le coup je me surpris à comparer à des symboles dessinés par une divinité en colère.

Zébrant d'abord le ciel, tel un feu d'artifice, ils explosaient dans l'espace puis semblaient tomber dans l'océan pour l'embraser.

On s'est tous repliés dans une des casemates qui jalonnent le rivage de dunes, soulagés de trouver un refuge et l'espérant sûr.

Ni les adultes, ni les enfants, personne ne pipait mot, même les chiens avaient ravalé leurs bruyantes démonstrations habituelles et j'étais bien contente de ne pas les avoir laissés seuls dans la cour de l'auberge.

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